‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 41 sur 306 · PARTIE m. CHAPITftE II · texte numérisé non relu

PARTIE m. CHAPITftE II

rimivers entier, croient à l'Evangile qu'il a annoncé ! [S. Hier on. adv. Vigilant).

h. L'amour du prochain, comme le dit Dieu lui-même, est une des principales vertus, et nous devons croire que les Saints du Ciel la pratiquent avec beaucoup plus de perfection que nous, et qu'ils nous soutiennent dans tous- nos combats d'une manière bien plus efficace que ceux qui sont encore sujets aux faiblesses de la nature humaine [Orig. Cont. Gelsum).

c. Imitons les saints si nous voulons gagner leur faveur et leur amitié ; car si leur devoir est de supplier pour nous et de nous assister, leur intention est aussi que nous reproduisions dans nos œuvres quelque chose des vertus qu'ils ont pratiquées (xS'. Aug. Serm. 30 de Martyr).

d. Le peuple clu^étien célèbre la mémoire des saints martyrs, afin de nous exciter à les imiter, et nous faire participer à leurs prières et à leurs mérites {Idem, c. 21. Contra Faust um).

e. Quand nous célébrerons la mémoire de saint Jean- Baptiste ayec un cœur pur, une âme purifiée par le jeune, et des lèvres innocentes, c'est alors seulement qu'il pourra et voudra obtenir pour nous ce que nous demanderons par son intercession. {Item. Serm. de S. Jean).

f. Assurément, les suffrages et les prières des saints ont pour nous de grands et salutaires efiets, mais c'est seulement quand, animés d'un véritable esprit de pénitence, nous éloignons de nous tout ce qui leur déplaît, et que, comme eux, nous nous etïorçons de devenir des saints (aS'. Chrysoat, in serm. de Maxim. ).

94 CAT4cniSME HISTORIQUE.

g. n est grandement à désirer que les saints s'interposent en notre faveur, afin que nous obtenions par leur méfliation^ ce que nous ne pourrions obtenir par nos seules forces {S. Berti. in serm. de Sanctis).

COMPARAISONS

a. De même que Pharaon n'honora pas seulement en personne son intendant, Joseph, mais qu'il fit encore pubher par un héraut, que tous ses sujets devaient lui rendre leurs hommages ; de même Dieu ne se contente pas d'honorer ses fidèles serviteurs, mais il veut encore que nous les vénérions nous-mêmes.

l. Il n'est point de prince qui regarde comme une offense faite à sa personne le respect dont on entoure ses ministres; au contraire, les égards qu'on leur témoigne rejaillissent, en quelque sorte, sur sa propre personne. Le Prince des princes ne saurait, lui non plus, voir d'un mauvais œil la confiance que l'on témoigne à ses saints.

c. Lorsque Tépouse de Darius, roi de Perse, qui avait été faite prisonnière, parut eu présence d'Alexandre-le- Grand, elle s'inclina d'abord devant l'ami du roi, Héphestion, qu'elle prit pour le roi. Les gens qui l'entouraient lui ayant fait remarquer son erreur, elle en fut vivement effrayée, craignant que cette méprise ne lui attirât le ressentiment de ce fier triomphateur; mais le roi la tranquillisa, en lui disant avec bonté : « Vous n'avez pas manqué, car celui-là aussi est un Alexandre. » (Plutarch. in Alexand.). — Dieu nous tient le même langage ; il regarde comme fait à lui- même l'houueur que nous rcudojis à ses saints.

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