‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 45 sur 306 · Marie est la santé des infirmes · texte numérisé non relu

Marie est la santé des infirmes

a. Le vénérable Louis de Grenade nous raconte l'histoire suivante : a A Lisbonne vivait une dame distinguée par sa naissance^ qui^ à l'âge de quatorze ans, tomba gravement malade. Lorsqu'on se fut convaincu de Finutilité des secoiu-s de l'art, sa nourrice qui l'avait toujours affectionnée d'un amour tout particulier, courut dans l'éghse la plus rapprochée et pria la Mère de Dieu, au miheu des larmes et des sanglots, de vouloir bien conserver la vie à sa tendre amie: Sa prière fut exaucée : la sainte Vierge justifia pleinement son titre de Santé des Infirmes, car la malade eut le bonheur de recouvrer la santé. Néanmoins, ime partie de son corps resta paralysée, et elle éprouva un violent tremblement au bras gauche. Comme la patiente avait appris de sa nourrice par quel moyen elle avait obtenu sa déli\Tancc, elle se fit porter sur une propriété qu'elle possédait près de Lisbonne, à proximité de l'église d'un couvent, consacrée à la sainte Vierge, espérant que cette Mère de miséricorde viendrait encore cette fois-ci à son secours. Pendant qu'elle était occupée à prier, elle entendit derrière elle une vieille femme qui, au milieu des soupirs et des sanglots, conjurait la sainte Vierge de conserver la vie à son fils. — Ah ! s'écria la paralytique tout en continuant sa prière, si j'avais la foi de cette femme, je ne manquerais pas d'être exaucée ; c'est pourquoi, ô la meilleure des mères ! je vous prie de m'obtenir une loi vive accompagnée de toutes les autres quahtés que doit avoir ma prière pour être exaucée. A peine sa prière II. 6

lÔ^ CATÉCHISME HISTORIQUE.

fut-elle achevée, qu'elle se sentit comme animée d*une vie nouvelle. Surprise d'avoir éprouvé un changement si subit, elle se leva et se mit à marcher. Qu'on se figure Tadmiration de ceux qui l'avaient apportée ! Ces paroles : « 0 miracle ! ô prodige ! » s'échappèrent à l'instant de toutes les bouches. Bientôt on vit affluer une foule innombrable. Les prêtres du couvent, après un sérieux examen, reconnurent la véracité du fait, et aussitôt on chanta un Te Deum solennel {Ludov. de Symb. fidei, part. 2. S. 11).

b. On raconte, touchant saint Grégoire-le-Grand, que, à l'occasion d'une peste effroyable qui faisait à Rome de nombreuses victimes, il fit porter en procession une image de la sainte Vierge , et obtint par sa prière et celle du peuple que la ville fût délivrée de cette affreuse contagion {Surins in ej. vit.).

c. Saint Damascène à qui, par l'instigation des hérétiques, on avait coupé une main, fut guéri par une prière fervente adressée à la sainte Vierge. Seulement il lui resta, comme un signe qui devait l'avertir de ne jamais en perdre le souvenir, une cicatrice qui avait la forme d'un anneau rouge {Mardi. Hort. past. p. 485).

d. Peu de temps après sa naissance, saint Jean Népomucène fît une maladie très-dangereuse. Ses parents ayant imploré l'intercession de la sainte Vierge, obtinrent sa guérison. Ce fut une occasion dont le saint profita pour honorer, pendant toute sa vie, cette puissante médiatrice d'un culte tout spécial {Exemy. p. les enfants.).

Une autre preuve des miracles opérés par l'intercession de Marie, ce sont les nombreux ex-voto que l'on remarque dans les lieux consacrés à son honneur.

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