Marie est le refuge des péclieiirs
a. Saint Bernard , abbé de Glairvaux , ne cessait d'exhorter les fidèles d'avoir une vive confiance à Marie, et il ajoutait : « Si le souvenir de vos péchés ou la crainte des jugements de Dieu vous effraie, et que vous craigniez de tomber dans le désespoir, pensez à Marie ; que son nom soit continuellement dans votre cœur et sur vos lèvres. Voulez-vous qu'elle vous exauce, imitez ses vertus. En honorant ainsi Marie , votre confiance s'affermira d'elle-même, et aussi long-temps que vous suivrez cette reine du ciel , vous ne vous fourvoierez pas ; elle vous conduira dans les voies du Seigneur; elle préviendra vos chutes et vos lassitudes, vous protégera contre les tentations et vous fera parcourir heureusement votre carrière » {S Bern. Hom. 2. de S. Virg.).
d. Dans la vie de saint Alphonse de Liguori, il est raconté qu'une grande péchei^sse lui ayant fait part de l'état déplorable de son âme, il l'encouragea et la consola par ces paroles : a Prenez courage, ma fille, je yeux vous montrer un chemin par lequel vous pourrez retourner en toute assurance à votre Sauveur. » Voyez, nous avons dans la sainte Vierge une mère qui est le refuge des pécheurs : quels ne sont pas les soins d'une mère pour ses enfants ? L'un yient-il à tomber, aussitôt elle laisse tous les autres et court à sou secours pour l'aider à se relever, le purifier de ses souillures et adoucir ses souffî-ances {Exvita S. Alph. Liguor.).
d. Un jeune homme qui commettait souvent de grands péchés contre la vertu de pureté, allaunjoin à Rome pour se confesser. Il déclara à son confesseur que cette habitude était devenue pour lui insurmontable. Cependant le pieux ecclésiastique l'exhorta à se réfugie i-
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auprès de Marie, et lui donua pour pénitence de réciter tous les matins un Ave Maria jusqu'à sa prochaine confession. Le jeune homme suivit fidèlement ses conseils, récita journellement sou Ave Maria, et ne cessa de s'adresser àla sainte Vierge. Bientôtaprès, le jeune homme fit un long voyage, après lequel il retourna auprès de son confesseur qui eut la satisfaction de reconnaître qu'il était complètement délivré de sa mauvaise habitude. Le prêtre lui ayant demandé comment il avait fait pour y parvenir, il répondit : « J'en suis redevable à la sainte Vierge, elle a eu égard à la petite prière que j'ai faite tous les jours en son honneur, et m'a obtenu de son Fils la grâce d'une continence parfaite. » (Nach Paul Segneri, der wohhmterrichtete Christ. Theil 3).
c Au centre de la ville de Paris, se trouve une église paroissiale dédiée à la sainte Vierge ; c'est Notre-Damcdes-Victoires. — Après laj^évolution de juillet, les habitants de cette paroisse étaient devenus si indifférents, par rapport à la religion, que pendant toute l'année 1835 on ne distribua à la Table sainte que 750 hosties, bien que le nombre des paroissiens s'élevât à plus de 25,000. Cette indififérence était poiu? le curé de cette paroisse un sujet de désolation profonde. Il rechercha tous les moyens pour tâcher d'y porter remède ; mais tout fut inutile. Un joiu*, pendant la sainte Messe, il lui vint en pensée de s'adresser à Marie, « le secours des pécheurs. » Il fonda la confrérie devenue si célèbre du sacré Cœur de Marie pour la conversion des pécheurs. — En peu de temps , des conversions surprenantes se firent remarquer parmi les pécheurs les plus endurcis, de telle sorte qu'on reconnut clairement combien avait été puissante alors la médiation de la sainte Vierge.