‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 47 sur 306 · PARTIE III. CHAPITRE II. iOo · texte numérisé non relu

PARTIE III. CHAPITRE II. iOo

A. Marie est la consolatrice des affligés et le secours des Chrétiens.

Le chagan des Avares assiégeait Constantinople^ sous rempereur Héraclius. Les habitants, tremblants de crainte et saisis d'effroi à la pensée des cruautés dont les menaçait cet ennemi féroce et sanguinaire , se mirent sous la protection de la sainte Vierge et de son divin Fils. Huit fois, Tennemi essaya de prendre la ville, et huit fois il fut repoussé. Il fut forcé de renoncer à son dessein. — A cette vue, les cris de joie retentirent dans toutes les rues de la ville; cependant les Grecs, loin de s'attribuer la victoire, reconnurent qu'ils en étaient uniquement redevables à la patronne de leur ville, à Marie. Le Patriarche convoqua tous les habitants à l'église, pour remercier ^Marie de les avoir si visiblement secourus. Pour perpétuer à jamais la mémoire de ce mémorable événement, on établit une fête d'actions de grâces qui fut fixée au cinquième samedi du Carême. Déjà la veille au soir du jour de la fête, le peuple affluait en masses à l'église et y passait une partie de la nuit en chantant des hymnes de louanges et d'actions de grâces {Stolh. R. G. B. G. S.).

i. Saint François de Sales, qui fut dès sa plus tendre jeunesse un zélé partisan du culte de la sainte Vierge, fut soumis à une pénible épreuve. H. tomba dans un afireux désespoir, se persuadant qu'il lui serait impossible de se sauver. Cette sombre pensée le tourmentait jour et nuit, à tel point que sa santé en souffrit considérablement. Ce qui ajoutait encore à sa douleur, c'est qu'il n'osait confier sa peine à personne. Enfin, il lui vint en pensée de se rendre dans Téglise où il avait fait vœu de chasteté perpétuelle. Ce qui le frappa tout

d*abord ce fat une image de la sainte Vierge. La vue de cette représentation le remplit de confiance envers la consolatrice des affligés. Il se jeta à genoux, et lu pria, avec toute la dévotion dont il était capable, de lui obtenir la grâce d'aimer sur la terre Dieu par-dessus toutes choses, attendu que devant être un jour au nombre des damnés, cela lui serait impossible daiis l'autre monde. Après cette prière, il lui semble qu'on avait enlevé comme une lourde pierre de dessus son cœur ; il se sentit soulagé et consolé, il recouvra la confiance qu'il avait eue autrefois en la divine miséricorde, et, avec la santé de l'esprit, il obtint aussi celle du corps {Sa Mo graphie X

c. L'évèque de Verdun raconte que pendant son voyage à Rome, deux hommes s'étant pris de dispute dans une auberge, l'un des combattants saisit un couteau et se mit à poursuivre son ennemi qui se hâta de pren<lre la fuite. Sur le point d'être atteint par son adversaire et épuisé de fatigue, il saisit une madone (statue de la sainte Vierge), et se plaça derrière elle en criant à son ennemi ; « Auras-tu le courage de me blesser en présence de notre Mère ?» — A ces paroles, le couteau tomba des mains de cet homme naguère si emporté: sa colère était apaisée {Revue catholiq, 15 juin 1841.).

d. Il existait à Jérusalem un célèbre couvent dédié , à la Mère de Dieu. Les moines qui l'habitaient se dis-

tuiguaient autant par la sainteté de leur vie que par les œuvres de charité qu'ils exerçaient envers le prochain, surtout envers les pauvres. Mais il arriva qu'ils tombèrent eux-mêmes dans un tel dénùment, qu'ils I furent pendant deux jours sans avoir rien à manger.

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