PARTIE m. CHAPITRE n. i
Le supérieur du couvent convoqua alors tous les religieux et les excita à recourir à la sainte Vierge par de ferventes prières. On suivit son conseil^ on passa toute la nuit en prière^ et le lendemain on trouva dans les greniers une immense quantité de blé {S. Greg. Turon. De glor. martyr. 1. n.).
e. En 1683, les Turcs, dont le but était de se rendre maîtres de TAUemagne, vinrent avec ime armée de 200,000 hommes mettre le siège devant la ville de Vienne. A la nouvelle de cet événement. Innocent XI publia un grand jubilé et accorda des indulgeiices plénières à tous ceux qui, par leurs prières, par leur argent ou par leurs armes, viendraient au secours de Léopold 1er. n exborta les Chrétiens à faire pénitence et à se convertir, mais surtout à s'adresser à Marie qui est toute-puissante auprès de son Fils. Le siège diu-a éeize jours, et la position devenait telle qu'il ne restait plus d'autres ressources que de se rendre. Mais la miséricorde de Dieu est toujours proportionnée à la grandeur du danger. Le roi de Pologne, Sobieski, vint unir ses troupes à celles de Tarrnée chrétienne, et animé d'une vive confiance en la protection du ciel et en la médiation de Marie, il se précipita sur Tarmée ennemie en s'écriant : « En avant, marchons à l'ennemi, plehis d^espoir en l'assistance divine et à l'intercession de la sainte Vierge, d Et tous les combattants de s'élancer sur l'ennemi en poussant ce cri de raUiement : « Jésus et Marie ! » Les Turcs n'opposèrent qu'une faible résistance ; bientôt ils jetèrent bas leurs armes et prirent la fuite. Les Chrétiens firent un butin immense : des canons, des munitions, des vivres et des trésors en abondance tombèrent entre leurs mams. Cette victoire fut
si généralement attribuée à l'intercession de Marie, que le pape Innocent XI, voulant en perpétuer le souvenir, institua la ïèiB du Saint Nom de Marie, et ordonna qu'elle serait célébrée dans toute la chrétienté {Eggs. Pontilicium Roman, p. 918.).
SENTENCES
a. Marie en devenant la IMère de Dieu a été élevée à une dignité ineffable. — Dieu aurait pu créer un monde plus grand que le monde actuel, il aurait pu produire un ciel plus étendu que celui qui existe, mais il n'aurait pu créer une plus grande mère que la Mère de Dieu {S. Bonav. in Episc. C. 1.).
h. Heureux qui aime votre nom, ô très-heureuse Mère de Dieu; votre nom est si magnifique et si admirable, que tous ceux qui n'oublient pas de l'invoquer à l'heure de la mort, n'ont rien à craindre de^ embûches des démons [Idem, in Specul. B. V. M.).
c. Si, lorsqu'elle vivait encore dans cette vallée de larmes, Marie était déjà si extraordinairemcnt miséricordieuse et compatissante à l'égard des malheureux, que ne doit-elle pas être maintenant qu'elle règne glorieuse dans le ciel ? Elle n'en connaît que mieux les besoins des hommes, et nous fait encore sentir plus efficacement les secours de sa grande miséricorde. Elle est notre Mère ; et une mère pourrait-elle jamais oublier ses enfants [Ibid.] ?
d. Nous courons nous réfugier vers vous, ô sainte Vierge Marie ; prul('g(,'z-nous et nous abritez sous les ailes de votre miséricorde et de votre bonté ! — Dieu compatissant, par l'interccosion de Marie, de tous les