‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 49 sur 306 · PARTIE III. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE III. CHAPITRE II

Saints et de tous les Anges^ ayez pitié de vos créatures (S. £phrem. Serm. de laud. B. M. 1. 3.) !

e. Dans vos angoisses et vos nécessités, dans vos dangers et dans vos embarras, pensez à Marie, invoquez Marie. Que son nom soit toujours sur vos lèvres, que sa mémoire vive sans cesse dans votre cœur. Si vous voulez qu'elle vous soutienne, imitez-la. En la suivant, vous ne vous écarterez point du droit chemin ; en recourant à elle, jamais vous ne serez dans l'inquiétude. Si elle vous soutient, vous ne succomberez pas ; placés sous sa sauve-garde, vous ne manquerez pas d'aborder au port de la paix {S. Beni. Hom. 2 de laud. B. V.).

/". Marie est le guide des pécheurs ; elle est notre plus grande garantie. Tunique fondement de notre espérance.— Je vous le dis, si nous nous adressons dévotement à elle, si nous l'invoquons avec humilité, elle prendra compassion de nous et nous aidera dans nos besoins. Elle ne saurait manquer ni de pouvoir ni de volonté, car elle est la Beine du ciel et la Mère de miséricorde (Id, Serm. de Nativ.).

COMPARAISONS

a. Quelqu'un faisant un jour l'éloge de Philippe, roi de Macédoine, après avoir rappelé tout ce qu'il était possible de dire à sa louange, finit par ces paroles ; (( Néanmoins tout ce qu'on peut dire à l'honneur de ce prince peut se résumer par ces paroles : Ce roi est le fils du grand Alexandre. — Avec combien plus de raison ne peut-on pas dire de la sainte Vierge que son mérite par excellence est d'avoir mis au monde le Roi du ciel

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et de la terre, et d'avoir pour Fils le Sauveur des hommes [Lohn. Bibl. i. 1025.) !

l. Les Grecs ayant ordonné au célèbre peintre Zeuxis de faire le portrait de la belle Hélène, il choisit les cinq plus belles vierges qu'il put trouver, et prit de chacune ce qu'elle avait de plus parfait pour le porter sur son portrait. Dieu a fait de même. Toute la beauté morale, toutes les vertus qui se trouvaient éparses et disséminées dans les autres créatures, il les a réunies dans la sainte Vierge {Ibid.).

c. Alexandre-le-Grand dit un jour en parlant de l'influence de sa mère : a Une seule larme de ma mère a efîfacé beaucoup de condamnations à mort. » Le Fils de Dieu ne tient-ils pas le même langage au sujet de Marie ? et ne peut-on pas dire que les supplications de sa tendre Mère, appelée « le refuge des pécheurs, » en ont préservé un grand nombre de la mort éternelle?

d. Il est raconté dans l'histoire ancienne que Coriolan, général romain, ayant été condamné à mort, il prit la fuite et se réfugia chez les ennemis des Romains. Après s'être mis à la tète d'une puissante armée, U s'avança contre Rome pour se venger de ses ennemis. Arrivé devant la ville qu'il menaçait d'une entière destruction, le sénat lui envoya plusieurs députations Tune après l'autre, et de grandes sommes d'argent, mais rien ne fut capable d'étouffer le ressentiment de son âme. Enfin, on envoya sa mère pour le prier d'épargner la ville. Cette démarche eut son effet. Goriolan fut ému jusqu'aux larmes; il l'embrassa et s'éloigna de Rome. — Si un païen se laissa fléchir par sa mère, comment Jésus pourrait-il refuser quelque chose à la «ienûe (D u;>rùs Valcr. Max. 1. 5^ c. 4.).

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