PARTIE III. CnAPITRE II
e. Aux noces Je Gana, Marie voyant que le vin manquait, obtint de son fils le miracle du changement de leau en vin. — Quelle ne doit pas être sa puissance dans le ciel, si déjà sur la terre, et pour un cas de nécessité secondaire, elle eut néanmoins tant de pouvoir auprès de son fils ? — C'est pourquoi, de même que Marie s'adressant aux serviteurs, leur dit : « Faites tout ce qu'il vous commandera; » de même elle aussi nous avertit du haut du ciel que nous obtiendrons tout par son entremise, si nous faisons ce que son Fils nous commande, c'est-à-dire, si nous lui obéissons et nous efforçons de mener une vie véritablement chrétienne.
/. Dans Farmée d'Alexandre-le-Grand se trouvait un soldat qui s'appelait aussi Alexandre, mais qui n'était remarquable que par une poltronnerie sans égale. Alexandre le fit venir chez lui et lui dit d'un ton sévère : Dépose le nom d'Alexandre, ou rends-toi digne de ce nom. — Marie ne pourrait-elle pas tenir le même langage à ceux qui, bien que portant son nom, le déshonorent néanmoins par leur conduite ? Ou déposez ce nom, ou devenez dignes de le porter {Michov, dise. 83.)!
g. Un grand pécheur adressant un jour cette prière à Marie : « Montrez que vous êtes notre Mère, » entendit cette réponse : a Montrez que vous êtes mon fils, » c'est-à-dire, corrigez-vous et rendez-vous digne de mon amour maternel (D'après sai/it Al^h. de Lig, ire part.).
h. Voulez- vous approcher de la plus pure des Vierges et la saluer comme il convient ? Cherchez à devenir au?si pur que l'archange Gabriel [Hugo, Corn, in G. 4. Luc).
H'2 CATÉCHISME niSTORIQUE.
i. La sainte Vierge ressemble à la colombe qui rapporta dans l'arche le rameau d'olivier, symbole de la paix et de la réconciliation {S. Bonax. inspecul. B. V. G. 8.). Elle est aussi semblable à l'arc-en-ciel que Dieu ht paraître après le déluge pour marquer qu'à l'avenir il épargnerait la terre. En élevant un enfant des homuies à la dignité de Mère de Dieu, le Très-Haut nous a en effet donné un gage de réconciliation et nous a prouvé qu'il voulait nous épargner {S. Bern. Serm. 1. de Nom. martyr.).
Ti. Ces paroles que le Sauveiu* adressa à Jean du haut de sa croix : « Fils, voilà votre mère, » le même Jésus les répète encore à tous les hommes en leur disant, a Mon fils, ma fille, voilà votre mère. » (Voir encore d'autres comparaisons dans les Litanies de la sainte Vierge.),
3> Du culte des imagesa
\. On sait que l'usage des images était interdit aux Israélites dans les assemblées religieuses, parce que, entourés de nations païennes, ils auraient pu facilement tomber dans l'erreur de V adoration des images. L'usage des images était aussi très-rare parmi les clu*étiens des trois premiers siècles, soit parce (7n 'alors les communautés chrétiennes étaient trop pauvres pour en orner leurs chapelles souterraines, ou bien encore parce que l'usage en ayant été interdit aux Juifs de l'Ancien Testament, ils pouvaient éprouver quelque répugnance à s'en servir.
Néanmoins nous trouvons déjà dans le commencement dH^kuxième du siècle quelques sujets tirés de la