‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 55 sur 306 · PARTIE III. CHAPITRE Tî. l · texte numérisé non relu

PARTIE III. CHAPITRE Tî. l

réunis les électeurs de l'empire, pour y prêter le serment de fidélité. Comme on n'avait pas là le sceptre impérial sur lequel on prêtait serment, le pieux empereur prit un crucifix à l'autel en disant : « Cette croix, qui a sauvé le monde, peut bien certainement remplacer le sceptre, » et il la présenta à baiser à chacun des électeurs, en ajoutant : « Au nom de cette croix, symbole du salut du monde, jurez-moi fidélité. » Ce que tous firent au milieu de la plus vive émotion {Anne g ar a s Weltgesch, 5 B. S. 4).

ee. Un serviteur de Dieu avait coutume, chaque fois que l'aiguillon de la tentation se faisait sentir, de fixer ses regards sur le crucifix, en disant : et Voyez votre Jésus sur la croix, et il vous sera désormais impossible de pécher ! Considérez votre Dieu étendu sur la croix, et, à cet aspect, vous n'aurez plus le courage d'être impatient! Contemplez votre Dieu sur la croix, et cette vue vous le fera aimer par dessus toutes choses ! » C'est de cette manière qu'il triomphait de toutes les tentations {Silherfs Hausb. S. 36).

ff. Sainte Lydvine, vers la fin de sa vie, ne se servait presque plus de ses yeux que pour contempler le crucifix, et cette pratique de dévotion enflammait son cœur d'un amour ardent.

Sainte Elisabeth de Thuringe, regardant un jour le crucifix avec une profonde attention, se sentit tout à coup remplie de confusion en voyant l'éclat et l'élégance toute mondaine de sa parure. — Elle se jeta devant le crucifix et s'écria : « Jésus le crucifié doit être mon partage? pauvreté pour pauvreté, humilité pour humilité, croix pour croix ! » Ce qu'elle promit alors, ello l'exécuta fidèlement pendant toute sa vie {lold. p. 41).

gg. Une personne d'une haute piété se sentait animée d'un tel amour pour le Sauveur à la vue du crucifix, qu'elle s'écriait : « 0 Dieu ! ô amour ! ô surabondance de . l'amour ! donnez-moi une voix si puissante et si expressive, qu'elle retentisse du couchant à l'aurore, qu'elle monte jusqu'au ciel et se fasse entendre jusque dans les abimes de l'enfer, afin que tous apprennent à connaître votre amour, et que tous vous le rendent en affection et en dévouement. » ( Mardi. Hort. pastor. p. 141).

Jili. Un certain Isidore n'avait qu'une fille nommée Mélanie, remarquable par la légèreté et l'emportement de son caractère. Comme son étourderie et son opiniâtreté ne faisaient que se développer à mesure qu'elle grandissait, elle était, pour son père, un sujet d'inquiétudes continuelles. Il avait à peu près perdu tout espoir de la voir jamais se corriger, lorsqu'un jour, préoccupée plus que de coutume, sa fille courut auprès de lui et lui demanda ce que signifiait l'objet qu elle venait de trouver dans l'armoire de sa mère défunte. C est un crucifix , répondit le père. — Qu'est-ce qu'un crucifix? reprit-elle aussitôt. — Je vous ai dit souvent , continua le père, qu'on avait coutume de nommer ainsi Timage de notre Sauveur mort sur la croix ; mais votre légèreté ne vous permet pas de rien retenir. — « Mais, mon père, jusqu'ici vous ne m'avez dit que très-peu de choses au sujet de ce Sauveur suspendu à une croix. Commencez donc par me raconter son histoire, » repartit la jeune fille. Le père profita de cette occasion pour lui faire le récit de la passion de Jésus, puis il ajouta que c'était à cause des péchés des hommes qu'il avait été obligé de tant souflxir, a Ma

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