PARTIE III. CHATITRE II. I-2o
VOUS représenter, au moÏDS par rimagination, Tobjet rie votre dévotion. Ne vaut-il pas mieux qu'un artiste, un maitre dans Tart de peindre nous représente les saints, que d'en laisser le soin à notre imagination. » — Ce loyal protestant termine sa narration par cet aveu : a Je ne sus que répondre à ces allégations. » (Kat. Hausf. 1846).
^. On a toujours eu une grande vénération pour les images de la sainte Vierge et des autres saints.
aa. Saint François de Paul avait toujours dans sa chapelle sacrée une image de la Mère de Dieu, auprès de laquelle il se réfugiait dans tous ses besoins spirituels et temporels. — Lorsque Louis XI, roi de France, en eut connaissance, il lui envoya, dans le but de s'attirer sa faveur, une statue de la sainte Vierge, ornée des plus splendides décorations , pour remplacer celle qu'il avait dans sa chapelle ; mais le saint homme refusa constamment ce présent, déclarant que Féclat de l'or et de l'argent était moins propre à entretenir la dévotion qu'une image simple et dépouillée de tous les embellissements de l'art {Lohn. Bibl. I, 998;.
Ib. Nous avons déjà dit que saint Charles Borromée avait ordonné qu'on mit des croix sur toutes les églises de son diocèse. Il recommandait encore à tous ses diocésains de porter sur eux une image ou médaille de la sainte Vierge, afin qu'en la contemplant souvent, ils fussent encouragés à l'imiter {Ibid.).
ce. La première occupation de sainte Thérèse, dès qu'elle fut nommée supérieure de son couvent, fut de mettre sa communauté sous la protection de Marie. A tin d'exprimer combien grande était sa dévotion envers le secQur* dc^ chréCUas» elle lit placer une siatiie
i28 CATÉCHISME HISTORIQUE
de la Reine du ciel à la place qu'occupait la supérieure^ et, déposant ses clefs aux pieds de la statue en présence de toute la communauté, elle déclara hautement qu'elle choisissait la Mère de Dieu pour supérieure, se reconnaissant elle-même indigne d'en remplir les fonctions (Ibid.),
dd. A Paris, un impie ayant eu l'audace de briser une statue qui était entourée d'une vénération universelle, le roi François I" promit une récompense de 1,000 écus à celui qui lui découvrirait rauteiu*. U en fit faire une autre en argent doré, qu'on porta processionnellement à l'église où elle fut exposée à la vénération des fidèles. — Tant était grand le respect que les monarques chrétiens avaient pour les statues de la Mère de Dieu {Franc. Belle f.).
ee. Saint Jean Ghrysostôme avait surtout une grande vénération pour l'image de saint Paul; chaque fois qu'il lisait ses Epîtres , il tenait ses regards fixés sur son portrait. Cette vue était pour lui une exhortation continuelle à lire ses Epitres et l'enflammait d'un nouveau zèle pour l'œuvre de la prédication [March, Hort. past. 487).
f. Dans le but de répandre de plus en plus la vénération que l'on doit avoir pour les saints et pour encourager les peuples à les imiter, saint François Borgia fit acheter à Rome une quantité considérable de statues et d'images des saints, et les envoya dans toutes les provinces, ayant soin d'avertir qu'eu les considérant souvent il ne fallait pas oublier de travailler à imiter leurs vertus (Lohn. Bibl. III, 143).
gg. Boleslas, quatrième roi de Pologne, avait coutume de porter dans un cadre en or le portrait de sou