‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 58 sur 306 · PARTIE m. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE m. CHAPITRE II

père à son cou. Chaque fois qu'il voulait entreprendre quelque chose d'important, il le regardait et le baisait en disant: Plaise à Dieu, mon cher père, que je n'entreprenne jamais rien qui puisse déshonorer votre nom ou votre mémoire. » Suivons son exemple, et, dans des circonstances sérieuses et embarrassantes, considérons attentivement l'image du Sauveur et de notre saint patron, afin que jamais nous ne fassions rien qui puisse les couvrir de confusion {March. Hort. past.).

4a Du culte des »aintei reliques*

Le culte des saintes reliques est très-ancien et trèsagréable à Dieu.

a. Le corps de saint Polycarpe ayant été brûlé par les païens, les chrétiens retirèrent des cendres les plus grands de ses ossements, car, à leurs yeux, ils étaient préférables à l'or et aux pierres précieuses. Ils les déposèrent dans un lieu convenable où ils se réunissaient chaque année le jour de la mort du saint, qui était pour eux un jour de réjouissance et d'encouragement mutuel à souffrir le martyre avec la même fermeté que ce saint {Enseb. Hist. eccl. 1. 4, c. 14).

On sait que les chrétiens des premiers siècles enlevaient pendant la nuit les corps des martyrs des places publiques, et leur préparaient un lieu de repos dans des excavations souterraines appelées catacombes. On érigea de bonne heure des autels sur ces tombeaux regardés comme sacrés, car déjà, à cette époque, on ne consacrait jamais un autel sans y déposer des reliques.

h. Sainte JNIacrine, sœui* de saint Grégoire de Nysse, portait sur son cœur une croix en fer avec un anneau creux dans lequel elle conservait tlc;5 reliques de la vraie

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croix du Sauveur. Elle mourut en 379. Après sa mort, Grégoire conserva cette croix comme un précieux héritage {Greg. Nyss. in vit. Macr.).

c. Lorsque, en 437, on transporta les restes de saint Chrysostôme de Comane dans le Pont à Constantinople, où il était mort exilé, il se fit une affluence considérable d'évèques, de prêtres, de moines, d'ermites et d'autres gens du peuple, venus des contrées les plus éloignées : cette translation ressemblait à une marche triomphale. L'empereur Théodose-le-Jeune, monté sur une galère, suivait avec toute sa cour et presque toute la population de Constantinople. La mer du Bosphore était couverte de barques et éclairée de flambeaux, comme quand il fut rappelé de son premier exil. L'empereur appliqua ses yeux et son visage sur la châsse, demandant pardon pour son père et pour sa mère, qui avaient ofi'ensé le saint. Ses reliques furent déposées à Constantinople, dans l'église des apôtres, le 24 janvier 438, jour auquel on célèbre sa fête.

d. Pendant le fort de la persécution suscitée par l'impératrice Justine, au quatrième siècle, saint Ambroise ayant dédié la Basilique appelée l'Ambrosienne, le peuple lui demanda tout d'une voix de la dédier comme basilique romaine, a Je le ferai, répondit saint Ambroise, si je trouve des reliques des martyrs. » Et aussitôt il se sentit animé d'une sainte ardeur, qu'il regarda comme un heureux présage. En eflet. Dieu lui révéla en songe que les corps de saint Gervais et de saint Protais étaient dans la basilique de saint Félix et de saint Nabor. 11 fit faire les fouilles et découvrit efl'ectivement les deux corps des martyrs. — Plusieurs malades recouvrèrent lu i^ucrisou eu cette circonstance; entre autres un

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