PARTIE III. CHAriTIlE II
Dans le dernier siècle, les écrivains protestants consacraient un chapitre particulier à ce qu'ils appelaient « les reliques de Luther, » comme on peut le voir dans un ouvrage de Henri Gœtz, publié à Leipzig, et qui est intitulé : ùber die an verschiedenen Orten aufbewahrten Reliqaien Duther's (sur les reliques de Luther que Ton conserve en différents endroits), etc.
Les Turcs, qui au quinzième siècle conquirent TAlbanie , s'étant aussi rendus maîtres de Lyssa , déterrèrent les ossements du glorieux héros Scanderberg, et se les partagèrent. Les plus petits morceaux, ils les entourèrent d'or et d'argent, et les portaient à leur cou au mi- Heu du tumulte dôs camps (Ber. Berc. Hist. de TEgl.,
DEUXIÈ.AIE C0M:^UNDEMENT.
Du Blasphème.
i . Les châtiments que Dieu a établis contre les blasphémateurs, les exemples de sévérité exercés envers ceux qui s'en sont rendus coupables, ainsi que les peines infligées par Tautorité tant civile qu'ecclésiastique, prouvent quel grand péché ce doit être que le blasphème.
a. Dieu dit dans la législation mosaïque : a Celui qui blasphème le nom de Dieu, doit être puni de mort. Tout le peuple le lapidera, qu'il soit citoyen ou étranger » {Lévit. 2-i). Voici ce qui donna lieu à cette loi sévère : il arriva que le fils d'une femme Israélite eut une dispute dans le camp avec un Israélite, et ayant blasphémé le nom saint et l'ayant maudit, il fut amené
43G CATECHISME mSTORIQUE.
à Moïse. Cet homme fut mis en prison, en attendant qu'on sût ce que le Seigneur en ordonnerait. Alors le Seigneur parla à Moïse et lui dit : « Faites sortir du camp ce blasphémateur, et que tous ceux qui ont entendu ses blasphèmes lui mettent la main sur la tète comme pour attester son crime, et qu'il soit lapidé par tout le peuple. »
Lorsque Sennachérib , roi d'Assyrie , assiégeait les villes fortes de Juda, il envoya au roi Ezéchias une lettre rempUe des plus horribles blasphèmes. Lorsque Ezéchias eut lu ces blasphèmes, il se rendit dans la maison du Seigneur et lui dit : « Seigneur, Dieu d'Israël , c'est vous qui êtes le Dieu de tous les rois de la terre. Ecoutez les paroles de Sennachérib, qui a envoyé ses serviteurs pour blasphémer devant nous le Dieu vivant. Sauvez-nous donc, Seigneur notre Dieu, des mains de ce roi , afin qu» tous les royaumes de la terre sachent que c'est vous seul qui êtes le Seigneur et le [vrai] Dieu. » Le roi en fit aussi donner connaissance au prophète Isaïe, qui dit de son côté : a Ainsi parle le Seigneur : J'ai exaucé votre prière ; Sennachérib n'entrera point dans la cité (de Jérusalem^, car je protégerai cette ville et je la sauverai pour ma propre gloire et en faveur de mon serviteur David. » L'ange du Seigneur sortit [contre lui) et frappa cent quatrevingt-cinq mille hommes dans le camp des Assyriens, et de grand matin, quand on fut levé, on trouva le camp plein de ces corps morts (-4 Rois, 19 et Isa'ie, 37).
Le cruel roi Antiochus, pour avoir blasphémé, fut puni par une maladie horrible. « Il sortait des vers du corps de cet impie comme d'une source ; et vivant au milieu de tant de doulcui's, tuulcs les chairs lui tombaicut par