PARTIE m. CHAPITRE H
pièce avec une douleur si eÔroyable^ que toute rarmée ne pouvait en souffrir la puanteur » (2. Mach. 9, 9).
Le fier et impie Nicanor fut aussi frappé de mort subite dans une bataille.
Lorsque Judas Machabée eut jeté les yeux sur son cadavre, il commanda qu'on lui coupât la tète et cette main détestable qu^il avait osé étendre contre la maison sainte de Dieu. Il commanda aussi qu'on coupât en petits morceaux la langue de cet impie, qu'on la donnât à manger aux oiseaux, et qu'on suspendit vis-àvis du temple la main de ce furieux {IMcl. 15, 33).
Hérode, pour avoir prêté Toreille à une flatterie injurieuse à Dieu, croyant dans son orgueil parler non comme un homme, mais comme un Dieu, fut frappé par l'ange du Seigneur, et mourut dévoré par les vers (Act. 12).
h. L'historien Baronius raconte que, vers l'an 49i, un partisan de Fhérésie d'Arius (erreur qui, comme on le sait, consistait à nier la divinité de Jésus-Christ), proféra des blasphèmes si horribles contre la Sainte Trinité, que ceux qui l'entendirent en furent saisis d'effroi. Mais tout à coup le blasphémateur entra dans une telle fureur, qu'il commença à se déchirer le corps avec ses ongles, jusqu'à ce qu'il mourut enfin en poussant les plus effroyables rugissements {Baron. Hist. ann.494.,n. 54).
c. Eusèbe raconte dans son histoire ecclésiastique que l'empereur Maximien, cédant aux inspirations de sa haine contre les chrétiens, fit composer un livre où se trouvaient les plus horribles blasphèmes contre le Dieu des chrétiens. Ce petit livre fut répandu dans les écoles et distribué aux eniants, auxquels on le fit ap- II. 8
138 CATECIITSME mSTORIQUE.
prendre par cœur pour qu'ils le récitassent sur la niô, afin d'aigrir et de scandaliser les chrétiens. Ce qui eut lieu en effet. Toutefois le châtiment de Dieu ne se fit pas attendre longtemps. Un grand nombre de païens fut attaqué par la peste. Les maisons etles rues étaient tellement rempUes de cadavres , que les bras manquaient pour enterrer tant de morts, tandis qu'aucun chrétien ne fut indisposé. L'empereur lui-même perdit la vue, tomba en démence, et s'ôta la vie [Lohn. Bibl. i, 230).
d. Nestorius, Tauteur de cette hérésie qui prétendait que la sainte Vierge ne devait pas être appelée Mère de Dieu, vit sur la fin de sa vie ses souffrances augmenter en proportion de son impiété. On dit que, déjà de son vivant, son corps tombait en pourriture, et que sa langue, qui avait proféré tant de blasphèmes contre Jésus- Christ et sa sainte Mère, fut rongée par les vers. Il mourut enfin d'une chute de cheval, après avoir été obligé de prendre la fuite {Baro7i. Ann. eccl. an 436. c. 4).
e. Le docteur P..., médecin dans le comté d'Essex, homme incrédule et imbu de principes anti-religieux, avait pris à tâche de ravaler, autant qu'il était en lui, le caractère divin de Jésus-Christ. Son mépris pour la personne de Jésus-Christ allait si loin, que dans son impiété il ne l'appelait jamais autrement que le fils du charpentier. Etant tombé dangereusement malade, son domestique le trouva un jour extrêmement abattu. Comme il lui en demanda le motif, le malade répondit : « Je suis un homme de la mort, et, ce qui est plus triste et plus désolant encore, c'est qu'il me faudra paraître au tribunal du fils du charpentier. » Ainsi s'évanouissent, au moiaeut de la mort, toutes les folles