‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 66 sur 306 · PARTIE m. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE m. CHAPITRE II

bat, laissé tomber son épée, il proféra un horrible jurement, et aussitôt il s'inclina vers la terre, suivant le conseil de son confesseur. Pendant qu'il était ainsi penché, un boulet vint à passer en ce moment sur sa tète, qui Teùt infailliblement tué s'il eût été debout. — Depuis ce moment, on ne Tentendit plus jamais proférer ni jurements ni blasphèmes {IMd).

e. Un habitant de Schelton, qui avait Thabitude de jurer souvent, fut corrigé de la manière suivante par une jeune fille. Cette enfant, ne pouvant supporter sans indignation les paroles sacrilèges que vomissait cet homme, demanda à sa mère si elle croyait qu'il récitât aussi le Pater. La mère répondit qu'elle l'ignorait. La fille voulut s'en assurer par elle-même, et, à force de recherches, elle l'entendit un jour qui récitait le notre Père. Bientôt après, à la première occasion qui se présenta, on entendit éclater de nouveau les blasphèmes les plus révoltants. La fille s'avança alors vers lui, et lui dit d'un ton sévère : « Vous avez, ce matin, récité le Pater, et vous avec donné à Dieu le nom de Père ? — Oui, eh! pour-^uoi cette question ? — Mais comment pouvez-vous l'appeler votre père, vous qui jurez et l'offensez si grièvement ? » Le coupable sentit la rougeur lui monter au front, et jamais on ne l'entendit plus proférer des jurements {Zebensfr v. Sinaï, p. 310).

/. Dans une petite ville du diocèse de Luttique, on trouva un jour un enfant qui s'était égaré de la maison paternelle, debout dans une rue, pleurant et sanglottant. A ceux qui lui demandèrent comment s'appelait son père, il répondit qu'il se nommait Satan. Etonné de celte réponse, on lui fit encore une fuis la même

iH CATÊCUTSME TUSTORIQUE.

question, mais il donna toujours la même réponse. On lui demanda alors le nom de sa mère. — Elle se nomme aussi Satan, répondit-il. — Mais comment appelle-t-on la maison où habitent tes parents ? — La maison de Satan, répéta l'enfant. — Sur ces entrefaites, arriva quelqu'un qui, connaissant l'enfant, put donner quelques renseignements. — L'enfant avait des parents très-irascibles. Quand, le soir, le père revenait à la maison, tout en entrant dans la chambre, la dispute commençait; c'était, le plus souvent avec sa femme, qui avait coutume de lui dire : « Tu es un véritable Satan ! » Quand celle-ci gourmandait l'enfaut, elle lui disait : « Ton père est un Satan, et toi, tu es un enfant de Satan. » La femme recevait les mêmes titres de la part de son mari. Et quand la dispute était terminée, homme, femme et servantes de s'écrier de concert : «Quelle effroyable maison ! c'est une véritable demeure de Satan. » L'enfant avait remarqué ces paroles et les avait répétées. — Que les parents apprennent par cet exemjjle à respecter leurs enfants et à ne pas les scandaliser par une conduite peu digne du nom de chrétien qu'ils portent, et du Dieu qui, tôt ou tard, fera éclater sur eux les foudres de sa vengeance! « Les vieux corbeaux apprennent à croasser aux jeunes », dit un vieux proverbe allemand. — Tel père, tel fils {Mardis Geschictchcn. 34).

c. Un impie proférant un jour des blasphèmes en présence de saint Jérôme, le saint lui adressa de sévères reproches. « Des chiens, lui dit-il, a])oicnt pour leur maître ; et vous paraissez vous étonner que je fasse entendre ma voix c[nand il s'agit <le l'honneur du Seigneur? Je me tairais, lorsqu'on l>lasphcme le nom de

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