PARTIE III. CnAPITRE II
Dieu ? que Dieu m'en préserve ! je puis mourir, mais me taire en entendant un pareil langage, jamais » (D[ach. 6'turm!, B. 4. S. 178).
SENTENCES
a. « Si vous aimez Dieu votre Seigneur de tout votre cœur, dites-moi, pouvez-vous entendre avec indifférence que Ton blasphème et méprise son nom, et que, au lieu de le sanctifier, on le déshonore de la manière la plus honteuse? -o {S. Bern. Serm 44. in Cant.).
l. « Tous les autres péchés paraissent provenir plutôt de rignorance ou de la faiblesse humaine, mais le blasphème a sa soiu-ce dans une méchanceté qui n'appartient qu'à Satan. Plus le personne injuriée est élevée en dignité, plus Tinjure est grande; aussi quel énorme péché ne doit-ce pas être que le blasphème, puisqu'il s'adresse à Dieu lui-même? » {Ihid, tom. 4. Serm. 33).
c. « 0 langue diabolique, qu'est-ce qui peut vous pousser ainsi à vomir des blasphèmes et des injures contre votre Créateur, lui qui vous a rachetée par le sang de son Fils et vous a consacrée par son Saint-Esprit, comme un instrument destiné à chanter ses louanges et sa gloire? » {Ibid).
d. « Rien de plus odieux que le blasphème : tous les autres péchés n'ont pour objet que les choses d'icibas, comme l'avarice, la luxure, la gourmandise ; mais le blasphème s'en prend à ce qu'il y a de plus élevé, il s'attaque au ciel même » [S. Hier.).
e. « Quoi! avec la môme bouche qui goûte tous les jours tant de bienfaits de Dieu, avec laquelle vous priez.
H6 CATÈCHTS^rc THSTOmOUE.
sur laquelle vous recevez le sacré corps du Sauveur, vous oseriez proférer des blasphèmes et des jurements contre Dieu? » {S. Fphrem.).
f. « Vous qui blasphémez, ne craignez-vous pas que le feu tombe du ciel pour vous dévorer, et que la terre ne s'entrouvre sous vos pieds prête à vous engloutir? Ne vous faites pas d'illusion, ô hommes, il est impossible d'échapper à la main de la justice divine; Dieu ne veut pas qu'on se moque de lui. » {Didacus, Stella m luce).
Du Serment.
Faire serment, c'est prendre solennellement Dieu à témoin d'une chose que Ton veut rendre plus croyable que par une simple négation ou affirmation. Celui-là donc fait un serment, qui prend Dieu à témoin de la vérité de son assertion. Il y a deux espèces de serments. Le premier, le serment affirmatif, est celui par lequel nous prenons Dieu à témoin de la vérité du fait que nous alléguons. C'est celui que l'on prête par devant les tribunaux de la justice humaine. Le second s'appelle serment de promesse. C'est celui que nous prêtons lorsque nous prenons Dieu à témoin, soit de la sincérité avec laquelle nous faisons une promesse, soit de la fi I élite avec laquelle nous tiendrons la promesse donnée. — Voici, à ce sujet, les réflexions que fait saint Chrysostôme : « Le serment n'est entré dans le monde que quand la bonne foi et la confiance ont commencé à faiblir, et que les hommes ne se sont plus fiés les uns aux autres; car, on croit sur parole celui en qui l'on a confiance, et on n'exige pas qu'il prête serment. Dans le sermon que Jésus fit sur la montagne, il exhorta