‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 74 sur 306 · PARTIE III. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE III. CHAPITRE II

l'avait présumé, il voulut composer avec eux. Il leur fit dire que justice entière leur serait rendue pour le meurtre qui avait été commis, qu'ils devaient seulement retourner chez eux. Il ajouta qu'il s'offrait à confirmer sa promesse par un serment prêté sur le livre des Evan* giles. Mais les Maures lui firent dirent que, avant de se fier à un serment fait sur le livre des Evangiles, il* voulaient d'abord s'assurer par une bataille si ce livre que les Chrétiens tenaient pour sacré et sur lequel ils avaient coutume de jurer était en état de punir le parjure. — L'essai eut lieu le lendemain, et il témoigna en faveur de la religion du serment, car les Chrétiens essuyèrent une défaite complète. Salomon tomba de son cheval et les Maures lui coupèrent la tète {JSiolb, R. G. B. 19.).

e. Rodolphe, roi de Souabe, avait juré fidélité au roi Henri IV, mais il fut infidèle à son serment. Peu de temps après, il perdit la main droite dans un combat près de Mersebourg. Il la ramassa à terre, et dit, en la montrant à ses soldats : « Voilà cette main avec laquelle j'avais juré fidélité à l'empereur Henri, mon maitre légitime » [Strig. apud Barylink. tom. 7.).

/*. On lit dans saint Augustin : « Un serviteur de Dieu doit plutôt s'exposer à la mort que de faire quelque chose qu'il lui est défendu de faire. Mais s'est-il engagé par serment à faire quelque chose de licite, il doit tenir littéralement son serment 0 {S. Aug> epist. ad Alypium.).

5. Ne vous engagez jamais par serment à quelque chose d'illicite, et ne soyez jamais fidèle à un faux serment.

a, A l'époque où David^ ubligé de fuir pour se pré*

JCO CATLCllISME UISTOKIQDE.

server des embûches que lui tendait Saûl, errait dans le désert avec ceux qui le défendaient, David fit prier un homme de cette contrée, nommé Nabal, de lui donner des vivres. Nabal lui refusa sa demande, et fit donner à-David une réponse très-ofi'ensante. Ce dernier en fut si affligé qu'il alla jusqu'à faire serment de tuer Nabal et d'exterminer toute sa maison. Déjà David était parti avec ses gens pour exécuter son dessein, lorsque la femme de Nabal, la prudente Abigail, arriva fort à propos, lui ofi'rit les vivres qu'elle avait apportés, et parvint à le calmer par la douceur et la sagesse de ses observations.

Le roi Hérode qui avait fait un serment irréfléchi, en s'engageant à faire couper la tête à saint Jean, n'était certainement pas tenu d'accomplir son serment {Matth. 14.). Saint Ambroise écrit à son sujet : a II est honteux de voir que ce roi ait promis la moitié de son royaume pour une danse, mais qu'il se soit cru obligé de tuer le serviteur de Dieu par une fausse délicatesse pour la sainteté de son serment, c'est une chose aflreuse et qui crie vengeance. » — Assurément, il eut mieux valu mille fois qu'il se fut parjuré que d'accomplir son serment !

Plus de vingt Juifs, épris d'un faux zèle pour la reUgion, s'étaient obligés par serment et avec de grandes imprécations de ne boiie ni manger qu'ils n'eussent tué saint Paul. — Quel affreux serment que celui par lequel on prend Dieu à témoin d'un projet aussi impie (Ad, 23, ai.)!

h. Pendant la guerre que l'empereur Auréhen faisait avec Zénobie, en 27-2, il pénétra jusqu'au centre de la C.appadoce et alla mettre le siège devant la ville de

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