‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 77 sur 306 · PARTIE m. CHAPITRE H · texte numérisé non relu

PARTIE m. CHAPITRE H

mauvaise habitude. Gardez-vous de jurer à faux, mais surtout gardez-vous de jurer pour de légers motifs. Le plus sûr moyen d^éviter ces deux péchés, c'est principalement de bannir du milieu de vous toute habitude de jurer, vous ressouvenant de ces paroles : « Que votre bouche ne s'accoutume point au serment, que le nom de Dieu ne soit pas sans cesse dans votre bouche. — Celui qui jure souvent sera rempli d'iniquité et la plaie ( dont Dieu le frappera ) ne sortira point de sa maison. » {Eccli. 23,9). — {S. Âîig. S. H. De décollât. S. J. Baptist.).

. /. Voulez-vous éviter le parjure, ne jiu-ez en aucune manière. En jurant , vous vous perdez. — En jurant conformément à la vérité, vous vous exposez au danger. Ne point jurer, voilà le moyen le plus sûr {Idem. S. 28. De verb. S.Jacob).

ff. Il n'est pas permis de tenir un serment que Ton a fait imprudemment et dans de mauvaises intentions, comme si quelqu'un avait promis par serment de ne jamais quitter une mauvaise compagnie. Comment Dieu pourrait-il avoir pour agréable qu'on le prenne à témoin qu'on veut continur à TolTenser? {Bxisidor. 1. 2, Sentent.).

Des vœux.

Un vœu est la promesse d'une chose bonne, à laquelle d'ailleurs on ne serait pas tenu, faite à Dieu avec l'intention de s'obliger. Il existe, en effet, une foule de bonnes œuvres qui ne sont pas imposées à tout clirétien à titre d'obligation. Ainsi tout catholique n'est pas oblii^é d'assister tous les jours à la sainte messe, do

donner en aumônes une certaine somme d'argent, ou d'aller en pèlerinage à telle ou telle église. Celui donc qui promet de faire une bonne œuvre à laquelle il n'est pas tenu d'ailleurs^ celui-là fait un vœu. Il est dit dans TEcriture sainte : « Vous ne pécherez point en ne vous engageant par aucune promesse, mais lorsqu'une fois la parole sera sortie de votre bouche, vous l'observerez et vous ferez selon ce que vous avez promis au Seigneur, votre Dieu, l'ayant fait par votre propre volonté et l'ayant déclaré par votre bouche. » [Deut. 23, 22).

Les vœux se divisent en vœux solennels ( tels sont les vœux d'ordres), en vœux simples, en vœux conditionnels et en vœux absolus. Les vœux simples sont ordinairement conditionnels, comme, par exemple, quand on promet de faire quelque bonne œuvre, si l'on recouvre la santé. On comprend aisément combien les vœux sont méritoires et contribuent à la gloire de Dieu, puisque le chrétien promet et accomplit au-delà de ce que son devoir lui prescrit, et témoigne ainsi plus de zèle pour le service de Dieu. Toutefois, pour être agréables à Dieu, les vœux doivent ètr'î faits en état de grâce, avec réflexion, sans qu'ils entraînent la violation d'autres devoirs, et être fidèlement accomplis.

1 . Accomplissez les vœux que vous avez faits à Dien, a. Le premier vœu dont il soit parlé dans l'Ecriture, est celui que fit Jacob lors de sa fuite en Mésopotamie, après le merveilleux songe de l'échelle. « Si Dieu, ditil, reste avec moi, s'il me protège dans le chemin par lequel je marche et me donne du pain pour me nourrir et des vêtements pour me vêtir, et si je retourne heuie use ment à la maison de mon père, cette pierre

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