‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 88 sur 306 · PARTIE III. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE III. CHAPITRE II

SENTENCES

a. « Exécutez ce que vous avez promis. — iMieus vaut ue promettre guère que de promettre et ne pas tenir. » {Pred. 5. 4).

b. « On est d'autant plus tenu d'accomplir son vœu qu'on était plus libre de ne pas le faire. » {S. Bern. ep. 2^ ad Fui.).

€. « Quand vous avez fait un vœu, vous vous êtes vous-même lié, mais après, il ne vous est pas permis d'agir arbiti^airement. » [S. Aug. ep.ad Arment.).

d. « Quand la guerre est devenue nécessaire, quand une maladie contagieuse s'est déclarée, quand de longues sécheresses empêchent les plantes de prendre leur accroissement, quand menacent l'orage et la tempête, on a recours à Dieu et Ton fait vœu sur vœu. Ce n'est que quand les hommes gémissent sous le poids des douleurs et des afflictions qu'ils veulent bien se souvenir de leur Dieu; mais, dès que le danger est passé, et qu'ils n'ont plus rien à craindre, la pensée de Dieu les quitte et ils ne songent plus à leurs vœux. » {Lact, lib. 2.).

Alexandre-le-Grand (mort 324 ans avant Jésus-Christ) s'emparait de toutes les villes de l'Orient, et ne cessait d'ajouter continuellement de nouvelles conquêtes à ses anciens exploits. Il se mit en marche contre Jérusalem. Le grand Prêtre, dans son inquiétude, tourna les yeux vers Dieu et s'efforça de se le rendre propice par des prières et des offrandes : il invoqua le nom de Jéhova. Dieu l'encouragea en songe à prendre courage, à se revêtir de ses ornements de grand Prêtre^ à se mettra

à la tête de son peuple et à marcher au-devant de ce redoutable conquérant. Il obéit, alla à la rencontre d'Alexandre jusque sur la hauteur de Sapha, d'où Ton pouvait voir la ville et le temple. Chaldéens et Phéniciens ne s'attendaient à rien moins qu'à voir Alexandre détruire la ville, et le grand Prêtre condamné à mourir ignominieusement. Mais sitôt qu'Alexandre aperçut cette marche solennelle et le grand Prêtre revêtu de ses ornements sacerdotaux avec cette inscription sur son diadème: « Gloire à Jéhova, » s'avancer majestueusement à la tête de son peuple, seul, il s'approcha de lui, s'inclina jusqu'à terre devant le nom de Jéhova et salua affectueusement le grand Prêtre. Tout le monde fut saisi d'étonnement, et Parménion, l'un des plus intimes compagnons d'armes du roi, lui demanda pourquoi il avait adoré le grand Prêtre des Juifs? Ce n'est pas lui, répondit Alexandre, que j'ai adoré, mais Dieu dont il est le prêtre. Le roi lui raconta ensuite comment, alors qu'il était encore en Macédoine, il avait vu en songe ce même grand Prêtre dans le même costume, et comment il l'avait encouragé à se mettre en campagne pour aller combattre les Perses, avec la promesse que Dieu marcherait devant lui et lui livrerait le royaume de ses ennemis. Le grand Prêtre conduisit alors le conquérant au temple, où il fit une ofi[rande, puis, ouvrant le livre de Daniel, il lui montra un passage où il est dit qu'Alexandre détruirait l'empire de3 Perses et en fonderait un nouveau {Stolb. 4, p. 208).

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