‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 96 sur 306 · PAETIE III. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PAETIE III. CHAPITRE II

2èle^ sainte Nottiburg lui dit alors : « Pour vous prouver que c'est la volonté de Dieu que je cesse maintenant de travailler ;, la faucille que je tiens à la main restera d'elle-même suspendue en Tair. » — Ce qui arriva eflectivement^ d'après ce que rapporte la légende (Âîis Raderi lieilig. Beuerland).

5. De la visite des églises et de la manière de s*y comporter.

a. On doit aller à l'église, dit saint Clément d'Alexandrie, avec im costume et une démarche décents ; avec recueillement, avec un corps pair et une âme sans tache, le cœur dirigé vers la prière. — Les femmes doivent en outre avoir la tète voilée {S. Clem. Pedag. 1.2).

à. Saint Jean Ghrysostôme prescrivait aux Chrétiens de son temps qu'ils devaient se rendre à l'église avec des vêtements propres et autant que possible blancs, et après avoir soigneusement lavé leurs mains. (La propreté des mains était alors d'autant plus nécessaire que les chrétiens ne recevaient pas seulement la sainte hostie sur la langue, mais souvent aussi dans le creux de la main). C'est pour ce motif qu'on voyait souvent devant les églises des fontaines ou citernes où les chrétiens avaient coutume de se laver le visage et les mains avant d'entrer dans l'église {S. Chrys. Hom. o'2 in Matth.). Les bénitiers que l'on voit encore de nos jours à la porte des églises sont un reste de cette coutume. Les pieux chrétiens doivent prendre de l'eau bénite en entrant à l'église, et prier Dieu que, de même que l'eau purifie des souillures extérieures, il daigne, par

les prières et rintercession de TEglise, purger nos ômcs de toute espèce de péchés. — Le même saint dit encore : « Les chrétiens allaient dans les églises, comme s'ils fussent entrés dans dans le palais d'un grand prince ; j car il a pour ministres des anges, et c'est là que le ciel ! est véritablement ouvert, que Jésus-Christ est assis ' sur son trône et que tout est rempli d'intelligence^ invisibles. » {Idem. Homel. 15 in Hœbr). Quelques-uns avaient coutume de déposer leur chaussure devant la porte de l'église. Ils imitaient Moïse auquel Dieu avait dit : « Otez les souliers de vos pieds, parce que le lieu où vous êtes est une terre sainte. » ( Exod. 3 ). Plusieurs chrétiens avaient l'habitude de baiser, en entrant, le seuil de la porte, les colonnes de TégUse et de Tautel.

c. L'empereur Marcien ne manquait jamais à TofEoc public, et, par esprit d'humilité envers le grand Roi du ciel et de la terre, il n'y allait jamais qu'à pied et dépouillé de toute la pompe royale. L'empereur Théodose-le-Jeune déclare lui-même, qu'en entrant à l'église les monarques déposaient leurs armes et même leur diadème qui était le symbole de la majesté royale {Codex Theodos. 1. 9). L'empereur Théodose-le-Grand adorait dans l'église, la face contre terre, le souverain Modérateur de l'Univers. (Cet usage est encore aujourd'hui fort usité en Pologne). — Pendant le séjour de l'empereur Charlemagne à Rome, il *se rendit à pied à l'égUse Saint-Pierre, et en montant l'escaher il baisa chacune des marches, et cela, en présence du pape, de tout le clergé, et d'un nombreux et brillant cortège (&tob, R. G. B. U).

â. [^f'.iA dans les proiniers temps du christianisme.

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