‹ Catéchisme historiqueChapitre 10 sur 275 · PARTIE I. CHAPITRE I · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAPITRE I

B. Des diSerents tourment» des martyrs ca général.

Souvent les chrétiens étaient attachés les uns aux autres en forme de croix, les pieds et les mains liés. On tendait les cordes avec des cylindres et des moulinets, et, de cette manière, on leur fracassait les membres, et on leur faisait tomber les ongles des mains et des pieds. Les bourreaux leur déchiraient les flancs avec des ècorpions ou des verges armées de pointes de fer; ou ils étaient brûlés avec des flambeaux ou des bandes de fer rougies au feu. Ce martyre durait souvent plusieurs heures : on leur attachait aussi les mains avec des cordes et on leur fixait aux pieds des poids énormes, puis on les élevait ainsi dans Fair. D'autres fois on les battait avec des verges, des fouets ou des bâtons dont le bout était garni de balles de plomb. Plusieurs ont perdu la vie par ce genre de martyre. Pour rendre ces blessures encore plus sensibles, on les frottait quelquefois avec du sel ou du vinaigre, et, lorsqu'elles commençaient à se fermer, on les ouvrait de nouveau. Quelques-uns étaient suspendus par les pieds, et on allumait sous eux un grand feu, afin qu'ils fussent étouffés par la fumée. Souvent aussi on les attachait à la queue ou aux pieds de chevaux fougueux, puis on lâchait ces animaux, emportant dans leur course rapide les martyrs dont les corps étaient fracassés et pulvérisés. A d'autres on versait du plomb sur leurs blessures, ou bien on leur ouvrait les chairs avec des tenailles brûlantes. Tels étaient les Umrments de ces glorieux martyrs; cependant, ils furent toujours inébranlables dans leur foi qu'ils confessèrent jusqu'à leur dernier soupir (Defof$ Lchre in Dcisp. , S. 394.).

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3. Ce n'est pas seulement dans les premiers siècles, mais encore à des époques plus récentes, que nous trouvons, dans les héros de la foi, les plus magnifiques exemples de constance et de fermeté.

Nous rapporterons quejques-uns des traits les plus frappants.

a. Au Japon, où saint François Xavier avait été répandre la semence de l'Evangile, et qui déjà portait les plus beaux fruits, éclata, en 1590, une persécution effroyable contre les chrétiens. Elle dura dix années. Dans la seule année 1590, vingt mille chrétiens japonais furent, les uns crucifiés, et les autres brûlés. Tous marchaient joyeusement à la mort, et l'héroïsme qu'ils déployèrent alors accrut encore le nombre des disciples du christianisme. Quand, dans une année, on livrait à la mort dix mille chrétiens, dix mille païens se présentaient pour recevoir le baptême. — Après un interstice de dix ans, une nouvelle persécution éclata, c'était en 4G15. Celui qui à cette époque inventait de nouveaux tourments, recevait une récompense des persécuteurs des chrétiens. Deux nouveaux genres de supplices, celui de la fosse et celui de l'eau, méritent surtout d'être mentionnés.

On dressait des deux côtés d'une grande fosse deux poteaux qui soutenaient une pièce de traverse à laquelle on attachait le patient par les pieds avec une corde passée dans une poulie. Il avait les mains liées derrière le dos, et le corps étroitement serré avec de larges bandes, de peur qu'il ne suffoquât subitement. On le descendait alors la tête en bas, dans la fosso, et on l'y enfermait jusqu'à la ceinture à l'aide de deux auéchancrés qui lui ôtaient entièrement le jour. Dans

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