‹ Catéchisme historiqueChapitre 105 sur 275 · PARTIE I. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAPITRE II

liaient le lieu de la croix et de la résurrection. Elle demanda aux plus anciens parmi les chrétiens et les païens où il fallait faire les fouilles ; mais personne ne put lui donner de renseignements certains : tous convinrent qu'il fallait chercher la croix sur le mont Golgotha. On ôta les terres, on creusa si avant que l'on découvrit le saint sépulcre, et tout proche on trouva trois croix enterrées. On ne savait laquelle était celle du Sauveur. L'évèque saint Macaire imagina ce moyen pour la reconnaître. Il fît porter les croix chez une femme de qualité, malade depuis longtemps et réduite à l'extrémité ; on lui appliqua chacune d'elles en faisant des prières, et sitôt qu'elle eut touché la dernière, elle fut entièrement guérie. Avec la croix on trouva aussi le titre, mais séparé, ainsi que les clous, que sainte Hélène envoya à l'empereur avec une partie considérable de la croix, laissant l'autre à Jérusalem. Elle la fit mettre dans une châsse d'argent et conserver dans une église bâtie tout exprès, et qui porta le nom d'église royale de la croix On l'appela aussi l'église du Saint- Sépulcre, ou de la Résurrection, parce qu'elle renfermait non-seulement le lieu où Jésus-Christ avait été crucifié, mais encore celui de son sépulcre.

Environ 300 ans plus tard, vers l'année 6! 4 ou 615, sous le règne de l'empereur grec Héraclius/les Perses, sous la conduite de leur roi Chosroës, assiégèrent Jérusalem. L'église du Saint-Sépulcre fut livrée au pillage, les habitants avec le patriarche Zacharie, emmenés captifs. Les Perses emportèrent tout ce qu'il y avait de plus précieux, entre autres, le bois de la vraie croix. Quatorze ans plus tard, HéraoUus étant parvenu à remporter une victoire sur les Perses, un traité de

paix obligea les vaincus de rendre sains et saufs les prisonniers, et de restituer la vraie croix. Le patriarche Zacharie reconnut qu'elle était demeurée dans son étui telle qu'on l'avait emportée ; il en reconnut le sceau, Touvrit avec la clef, l'adora et la montra au peuple.

L'empereur voulut lui-même la reporter en procession à son ancienne place. Il déposa son diadème, son manteau de pourpre et tous les insignes de sa dignité impériale, échangea ses habits étincelants de joyaux et de pierres précieuses contre la robe du pèlerin, et porta, marchant nu-pieds, la croix sur le mont du Calvaire, la remit au patriarche qui, après un service religieux solennel, la replaça dans son étui. L'Eglise célèbre la fête de cet événement le 14 septembre, et celle de l'invention de la croix, le 3 mai ( Stolberg. Hist, Eccl. v. 21.).

7. L'empereur Constantin ne s'était pas seulement contenté d'avoir abattu le temple de l'idole de l'impureté et d'en faire jeter au loin les démolitions, mais il donna encore les ordres nécessaires pour bâtir une magnifique église proche du lieu où était le Saint-Sépulcre.

La munificence de l'empereur parut tout d'abord dans la beauté des colonnes et des autres ornements dont il embellit le monument de la résurrection de notre Maître.

On allait de ce tombeau à une place de vaste étendue, pavée de belles pierres et embellie de trois galeries élevées à trois des côtés.

L'église fut bâtie au côté opposé au tombeau et exposée à l'Orient. C'est un ouvrage admirable par sa hauteur, sa longueur et sa largeur. Le dedans est revêtu

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