‹ Catéchisme historiqueChapitre 110 sur 275 · PARTIE I. CHAHTRE II · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAHTRE II

son casque la croix ou le monogramme du Christ. Ses soldats la portaient sur leurs boucliers.

Constantin vainquit effectivement Maxence, qui, voulant prendre la fuite, tomba dans le Tibre où il fut noyé avec ses gardes.

Dés ce moment, l'empereur se déclara tout-à-fait en faveur de la religion chrétienne; il fit élever des croix" sur les églises, sur les palais; il en fit mettre sur les armes des soldats, sur les monnaies; on en portait en tète des légions lorsqu'on allait en guerre. Il en fît ériger une dans son palais de Constantinople, qui était de l'or le plus pur. — Un peintre le représenta su? les murs de son palais, ayant une croix sur la tète. Sa couronne impériale était aussi surmontée d'une petite croix toute éteincelante d'or et de pierres précieuses. Aux églises de Rome, de Constantinople et de Jérusalem, le monarque fit présent de magnifiques croix, et, par respect pour ce signe sacré, il abolit le supplice de la croix. Dès lors, la croix où le Sauveur avait consommé l'œuvre de notre Rédemption se remarqua partout; on la voyait sur les autels, à l'entrée des églises, sur les tombeaux des martys, sur les chemins publics où naguères s'élevaient des colonnes et autres monuments du paganisme. Les églises furent bâties en forme de croix. L'usage de porter au cou des croix d'or ou d'argent remonte au quatrième siècle, et n'a fait que se répandre davantage dans le cours des âges. Ainsi Zacliarie, l'un des disciples de saint Jean, portait au cou une petite croix en argent; Macrine, sœur de saint oire de Nisse, en portait une en fer : Damitius et Oreste, une en argent. Depuis le huitième siècle, les papes, les évèques, et jusqu'aux empereurs et aux rois, i. 13

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tous portaient à leur cou des croix d'or. — Il faut distinguer, la simule croix (sans Christ), d'avec ce qu'on appelle le Crucifix, Quant à l'origine de ce dernier, elle est enveloppée de ténèbres; cependant on peut dire que s'il n'était pas encore eu usage parmi les chrétiens des premiers siècles, c'était pour ne pas être soupçonnés par les païens d'adorer les images. Ce que nous savons certainement c'est que, au septième et huitième siècles, le crucifix se remarquait dans la plupart des églises. Depuis lors l'usage des simples croix se perdit insensiblement et fut remplacé par le crucifix, sans néanmoins disparaître totalement, car on la vit paraître encore fréquemment sur les tours, les églises, les monuments et les décorations architecturales. — La forme des crucifix était autrefois très-diverse; quelques-uns des plus anciens ne représentaient que le buste du Sauveur, fixé soit au milieu, soit au haut ou au bas de la croix; bientôt on y vit le corps tout entier, quelquefois revêtu de linges, plus souvent nu. n'ayant que les reins recouverts, avec la couronne d'épines et un diadème sur la tète. En méditant sur le crucifix, le chrétien trouve tout ce qu'a de sublime, de consolant et d'aimable, la pensée d'un Dieu mourant, et cette pensée vivifiée encore par la vue des souffrances de la croix, pénètre dans l'âme du fidèle avec une force particulière. Aussi la vénération que l'on rend au crucifix a-t-elle toujours trouvé place parmi les pratiques religieuses des vrais chrétiens (Slolb. et friburg. kirch. Lexic.).

2. La considération des souffrances du Sauveur esl lrcs-salu!aire. a. Il fallait que saint Paul fût bien pénétré des Bouf-

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