‹ Catéchisme historiqueChapitre 121 sur 275 · PARTIE I. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAPITRE II

tombeau par sa propre puissance : voilà pourquoi nous faisons retentir avec tant d'allégresse ce chant de triomphe : Alléluia. En ressuscitant, il a fait voir qu'il est Dieu : voilà pourquoi nous faisons volontiers le sacrifice de notre vie pour attester la fermeté de notre foi. » — Cette profession de foi énergique mit tous les assistants dans l'étonnement. Cependant le gouverneur n'en devint que plus courroucé, et après avoir fait souffrir à la sainte de longs mais inutiles tourments, il la condamna à être décapitée (JXach Veit's Bomilie/iliranz. B. 4).

7. Nous devons ressusciter arec Jésus-Christ, c'est-àdire sortir du tombeau de nos péchés. — Nous lisons dans saint Ambroise [in Psalm. 1). : a Si nous ressuscitons ici-bas d'entre les morts, nous ressusciterons aussi dans le ciel. Si nous ne sommes pas sur la terre des membres desséchés, mais que nous recevions la rosée de la parole divine et les secours du Saint-Esprit, nous vivrons dans le séjour éternel. » — Le jour de Pâques, im ange descendit du ciel et un tremblement de terre ébranla le tombeau. Pour ressusciter à la vie spirituelle, nous avons aussi besoin de l'assistance du ciel, c'est-à-dire de la grâce du Saint-Esprit. Il faut que la crainte de Dieu et la componction du cœur, semblables à un tremblement de terre, ébranlent en quelque sorte le pécheur. Les femmes se demandaient avec inquiétude quel était celui qui pourrait enlever la pierre immense qui recouvrait Le tombeau. Dans l'œuvre de la résurrection du pécheur, l'entreprise la plus difficile est aussi l'enlèvement de la pierre du tombeau; cette pierre, c'est la paresse. Elle pèse souvent pendant de nombreuses années sur le cœur de quantité de pécheurs; et, comme

un lourd couvercle de cercueil 3 elle en ferme l'entrée de telle sorte, que nul rayon de lumière céleste n'y saurait pénétrer. Et ainsi réduite à l'impossibilité d'entendre aucune parole d'encouragement qui la sollicite à sortir de cet état de mort, l'âme ne s'aperçoit même plus des affreuses ténèbres qui l'enveloppent, et elle continue à rester assoupie dans le sommeil de la mort. — Eh quoi ! nos cœurs seraient encore recouverts de cette pierre du sépulcre? — Pâques écoulé, nous serions encore aussi indolents qu'auparavant? Serait-ce p» utêtre que, au lieu de ressusciter, nous n'aurions fait que nous enfoncer de plus en plus dans notre cercueil, pour continuer notre sommeil? — Il y avait près du tombeau de Jésus des gardes que ses ennemis y avaient amenés, et qui partirent dès que Jésus fut ressuscité. Il y en a aussi qui veillent à côté du tombeau du pécheur, que notre ennemi capital, Satan, y a placés : ce sont l'orgueil, et sa fille, la mauvaise honte. Elles ne permettent pas au pécheur de ressusciter, mais elles lui persuadent sans cesse de continuer à dormir, l'assurant que fautes ne sont que des bagatelles. Cette mauvaise honte ferme souvent la bouche à plus d'un pécheur, de. La même manière que les ennemis de Jésus tenaient son tombeau fermé. Sont-ils encore là ces gardes? L'orgueil continue-t-il toujours à vous dire que vos péchés ne m. nt que des peccadilles, et la mauvaise honte réussitt-elle toujours à vous fermer la bouche lorsqu'il de votre confession pascale? Malheur à vous si ces satellites de Satan vous assiègent encore, car alors vous n'eti 9 pas ressuscitél Lorsque Jésus ressuscita, il I dans le tombeau le- Langes ■ I le- lien- dan- Lesquels il était enveloppé. Tel est l'état de notre âme. bornent

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