PARTIE I. CHAPITRE II
elle est enveloppée d'inclinations et de désirs pervers, comme de langes et de liens qui la retiennent captive. Il nous arrive alors ce qui arriva à Lazare lui-même au moment de sa résurrection . Comme lui, nous ne pouvons pas sortir du tombeau de nos péchés, parce que nos passions mauvaises et nos penchants déréglés nous enlacent comme des chaînes qui, lorsque nous avons fait quelque effort pour reconquérir notre liberté, nous font bientôt retomber dans notre ancien sommeil. Débarrassons-nous donc de ces entraves, rompons les liens qui nous retiennent attachés au péché, bannissons toute liaison criminelle, toute affection déréglée, il le faut absolument, si nous voulons ressusciter avec Jésus- Christ. — Après sa résurrection, le corps de Jésus fut un corps glorieux et ravissant de beauté. Quelque décomposé et défiguré qu'il fût quand on le déposa dans le sépulcre, il ressuscita entouré d'un éclat et d'une pureté remarquables. Telle doit être notre àme après la résurrection : naguère horriblement maltraitée par les cicatrices du péché, elle doit aujourd'hui briller de toute la splendeur de l'innocence. Elle doit avoir pour ornements et pour parure les bo unes résolutions et les 'pieuses déterminations, qui doivent être comme les premières fleurs, les prémices de notre transformation à la vie de la grâce. Doutons-nous que cet amendement
lit déjà opéré, consultons notre miroir, je veux dire notre conscience* interrogeons-la souvent. Lorsque
mines se rendirent au; pulcre, les an
leur dirent : « Vous cherchez le vivant parmi les morts; il est ressuscité, et il n'csl plus ici. »■ Puissions-nous Caire tressailli* . d forçant
•non de s'écrier, L n, il
242 CATÉCTTTSME HISTOIUQUE.'
viendra avec sa troupe, les séducteurs du siècle, lions chercher dans le tombeau de la perdition : i Vous cherchez les vivants parmi les morts, les convertis parmi les pécheurs ; ils sont ressuscites et ne sont plus ici. »
Dans les homélies de Haub, il est raconté qu'un jeune débauché, ayant rencontré après Pâques une personne avec laquelle il avait eu des liaisons criminelles, mais qui s'était convertie, il parut étrangement surpris, en voyant comment elle se comportait à son égard et passait près de lui sans le saluer, comme si elle ne l'eût pas connu. Il s'approcha d'elle et lui dit : « Ne me connaissez-vous donc plus? Je suis encore le même qu'autrefois, » mais elle lui répondit : a II est fort possible que vous soyez encore le même que vous étiez; pour moi. je ne suis plus la même que vous m'avez connue {Nach Veit's Homilienliranz).
8. Origine des œufs de ~Paqv.es. — Depuis plusieurs siècles déjà, les chrétiens avaient coutume de se donner mutuellement un œuf coloré en rouge en signe de la joie qu'ils éprouvaient le jour de la Résurrection. Voici quello. en fut, dit -on, l'origine. L'historien OElius Lampridius rapporte, que le jour de la naissance de Marc-Aùrèle Sévère, une poule fit à sa mère un œuf rouge, et que, ayant demandé la signification de ce phénomène extraordinaire à un devin, il lui fut répondu que son nouveau-né serait un jour élu emporenr des Romains. — Afin de ne point exposer son liià dc< persécutions, la mère garda le secret de cette révélation jusqu'en -22i. <>ù son fils fut effectivement nommé empereur des Romains. Gomme ce souverain fut un bon prince, L'usage se conserva parmi les pa