‹ Catéchisme historiqueChapitre 123 sur 275 · DU SIXIÈME ARTICLE DU SYMBOLE · texte numérisé non relu

DU SIXIÈME ARTICLE DU SYMBOLE

4. Le lieu de V Ascension de Jésus-Christ. — Ce lieu est la montagne des Oliviers, la plus haute de toutes celles qui environnent Jérusalem. Elle offre trois sommets ou collines parallèles dans la direction du nord au sud ; c'est sur celui du milieu, qui est le plus élevé, que Jésus-Christ opéra sa glorieuse ascension et laissa dans le rocher l'empreinte de ses pieds, ainsi que saint Jérôme qui l'avait vue, et les autres Pères, en rendent témoignage. Il ne reste plus que celle du pied gauche, les Turcs ayant enlevé l'autre vers le milieu du dixseptième siècle; ils la conservent dans leur mosquée avec beaucoup de vénération. — Le sacré vestige qui subsiste encore a été vu par beaucoup de voyageurs. Le talon est tourné vers le midi, et les doigts regardent le nord en déclinant vers le couchant. Ainsi Jésus- Christ, en montant au ciel, comme sur la croix, avait le visage tourné vers l'Europe, cette belle partie du monde qui lui est restée la plus fidèle, et surtout du côté de la ville de Rome, suivant la remarque d'André Chomius. On a entouré le sacré vestige que nous venons de décrire d'une maronnerie, pour empêcher qu'on ne marchât dessus, car il est révéré par les pèlerins du monde entier. Rien de plus fameux dans l'histoire, dit saint Bernardin, que ce trait d'un gentilhomme

provençal, qui, après avoir visité avec une piété et une dévotion extraordinaires les lieux consacrés parla vie, la mort et la résurrection de Jésus-Christ, mourut victime du divin amour, la bouche collée sur le roc où le Sauveur avait laissé l'empreinte de ses pieds (D'après Gêramh et Guill.).

2. Saint Augustin fait cette belle remarque au sujet de l'Ascension : « Nous devons souvent faire, en esprit, une ascension avec le Christ, afin que, au jour du jugement, nous puissions le suivre avec notre corps. Toutefois, nous ne devons pas oublier que ni l'orgueil, ni l'avarice, ni la luxure ne peuvent monter dans le ciel avec le Christ ; car l'orgueil ne saurait s'allier avec l'humilité, pas plus que l'avarice avec l'auteur de l'amour, et l'impureté avec le fils d'une Vierge sans tache. » (S. Aug. Serra. 2. de Ascension.).

Réflexion. — En quittant la montagne des Olives, le Sauveur fit une triple entrée :

La première fut l'entrée glorieuse qu'il fit, comme fils de David et roi des Juifs, dans la Jérusalem terrestre. Ses apôtres portaient des branches de palmiers, symbole de la paix, et le Prince de la paix s'avançait monté sur un àne, autre symbole de la paix, selon les mœurs orientales; car, dans la guerre, les princes d'Orient étaienl à cheval, Tout Jérusalem, à son arrivée, faisait entendre ses chants et ses kosanna. Mais peu de jours s'étaient écoulés, et le chant de Yhosanna avait fait place à ee refrain de mort répété en chœur par les Juifs : « Crucifiez-le, crucifiez-le ; » preuve que la magnificence de la terre et la faveur humaine olfreiit peu de consistance.

Le Sauveur ht une deuxième entrée qui fut une en-

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