‹ Catéchisme historiqueChapitre 124 sur 275 · partie î. chapitre n · texte numérisé non relu

partie î. chapitre n

trée douloureuse en sa qualité d'Agneau de Dieu. Ses disciples, qui s'étaient glorifiés de leur fidélité à leur divin Maître, prirent tous la fuite. Leur conduite nous fait voir combien est faible l'homme qui ne se confie qu'en ses propres forces, et qm n'a pas veillé et demandé comme Jésus-Christ le secours et l'assistance du ciel. Ceux qui raccompagnent sont maintenant armés de piques et de lances, instruments de la guerre ; car le combat de l'Agneau avec le serpent avait commencé. Il a été chargé de chaînes afin de nous rendre nousmêmes à la liberté.

Le Sauveur fit une troisième entrée lorsque, en sa qualité de fils de Dieu et d'héritier de son royaume, il entra glorieux dans la Jérusalem céleste. A cette vue, ses disciples tombèrent dans un abattement extrême, dans une tristesse profonde, ce qui prouve combien l'âme se sent malheureuse, lorsque, épouse du Christ, elle se voit privée et séparée de son époux. Ceux qui l'avaient suivi jusqu'alors ne purent l'accompagner plus longtemps, il leur fallait auparavant parcourir, comme leur divin Maître, le sentier de la croix. Celui qui veut suivre le Sauveur entrant au ciel, doit préalablement l'avoir accompagné dans la vie douloureuse.

Page 1