DU SEPTIÈME ARTICLE DU SYMBOLE
i. La ruine de Jérusalem, figure du dernier jugement. — Les prophéties touchant la ruine de Jérusalem, et celles relatives au jugement dernier et à tous les événements qui se passèrent alors , sont tellement confondues Tune avec l'autre en saint Matthieu, cha pitre ï\, qu'il est permis de croire que le Sauveur a ail î. li
le dessein de nous donner, dans la ruine de Jérusalem, une image et un symbole du dernier jugement, et de nous faire voir que ce jugement sera aussi certain et aussi effroyable que la été la ruine de Jérusalem dont elle est la figure. — Comme témoignage de la sévérité des jugements de Dieu, nous allons rapporter la ruine de Jérusalem telle que nous l'a transmise l'historien Josèphe Flavius.
Depuis de nombreuses années, la ruine de Jérusalem avait été prédite par les prophètes. Le Sauveur luimême avait annoncé que cet événement serait précédé de certains signes ; mais l'obstination des Juifs et leur aveugle crédulité leur firent méconnaître ces salutaires avertissements. Il leur avait été prédit que leur temple serait ruiné, qu'il n'y resterait pas pierre sur pierre, etc. — Il y avait bientôt quarante ans que cette prédiction avait été faite; eux, cependant, après a\oir mis à mort leur maître, excitaient les païens à faire mourir ses disciples. Un autre Jésus vint alors faire roi à leurs oreilles, nuit et jour, le présage terrible de Leur prochain malheur. Laissons plutôt parler un témoin oculaire, Josèphe.
Quatre ans avant la guerre, et sept ans cinq mois avant le siège de Jérusalem, un nommé Jésus, étant venu dans cette ville à la £ète des Tabernacles, (on pie la ville était encore dans une paix profonde et jouissait d'une grande opulence, commença tout-à-coup à élever la voix et à crier dans le temple : « Voix de L'Orient : ftenl : voix des quatre vents : voix contre h- nouveaux «'poux et contre les nouvelles é
tre tout le peuple. » Puis, courant nuit et jour | laces et les rues de la ville, il poussait les mêmes