‹ Catéchisme historiqueChapitre 132 sur 275 · DU HUITIÈME ARTICLE DU SYMBOLE · texte numérisé non relu

DU HUITIÈME ARTICLE DU SYMBOLE

I. De la troisième personne de la sainte Trinité, le Scint» Esprit.

4. Le Saint-Esprit parlait déjà par la bouche des prophètes «le l'ancien Testament [Isa. 48,10. — 1. Pet. 4, 14.), ce qui a fait dire à l'Eglise, ilans son symbole de Constantinople, au sujet de la personne du ^aint-

2G2 CATÉCHISME niSTORTQt'E.

Esprit: a Qui a parlé par les prophètes » (Luc. K, 35).

— Il planait visiblement, sous la forme d'une colombe, au-dessus de Jésus sur les bords du Jourdain [Matth. 3, 16). Le Saint-Esprit nous a manifesté les prodigieux effets de sa vertu par sa descente le jour de la Pentecôte. La forme sous laquelle il apparut, les langues de feu nous révèlent aussi sa souveraine puissance. 11 éclaira l'intelligence des apôtres, afin qu'ils connussent clairement et la doctrine' de Jésus et le but de leur mission ; il réchauffa leur cœur, fortifia leur volon' é, afin qu'après avoir appris à connaître ses enseignements, ils parvinssent aies aimer, à les pratiquer et les publier sans jamais se laisser effrayer par les menaces. 11 leur fit part aussi du don si nécessaire des langues.

— Comme les opérations du Saint-Esprit sont d'une nature plus spirituelle, plus délicate et plus douce, c'est la, peut-être, le motif pour lequel la troisième personne divine a pris le nom d'Esprit. Les symboles et les signes sous lesquels l'Esprit saint s'est manifesté à nous, coïnciilent aussi, entons points, avec les effets qu'il produit. C'est ainsi qu'il est représenté sous la forme d'une colombe, cette habitante des régions aériennes, et qu'il apparaît aussi au milieu d'une violente tempête, et sous des langues de feu. C'est pourquoi aussi le Christ souffla sur ses disciples, lorsqu'il leur communiqua l'Esprit saint [Joan. 20, 22), et se servit même du bruit de l'air pour en figurer les effets (Joan. 3, 8). Quant à saint Jean-Baptiste, il se sert du feu (Matth. 3, H) pour figurer les opérations du Saint-Esprit.

2. Eu Espagne, vivait un roi, nommé Léo vigild, qui, tout en croyant à la divinité du Père et du Fils, niait celle du Saint-Esprit. Saint Grégoire de Tours en fut

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