‹ Catéchisme historiqueChapitre 147 sur 275 · PARTIE I. CHAPITRE ttl · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAPITRE ttl

prétendait que c'était l'Eglise de Jérusalem qui était la vraie mère de toutes les églises. Voici quelle fut la réponse du souverain Pontife : a L'Eglise romaine est l'Eglise universelle, en ce qu'elle représente l'unité de toutes les églises particulières, et qu'elle préside à toutes les églises, parce qu'elle a été la première quant à l'époque de sa fondation; mais l'Eglise romaine mérite ce nom, comme étant la première dignité. Ainsi, André fut appelé à l'apostolat avant Pierre, et cependant Pierre est le premier et le prince des apôtres. »

7. Un prêtre catholique et un protestant se promenaient ensemble; ils rencontrèrent un rabbin juif. « Nous voilà ; dit le protestant, trois de différentes religions, qui de nous a raison? — Je vais vous le dire, répondit le rabbin : C'est moi si le Messie n'est pas venu ; c'est le catholique, s'il est venu ; quant à vous, qu'il soit venu ou non, vous êtes dans Terreur. » — « Je n'aime pas ceux qui changent de religion, disait un prince protestant à M. le comte de Stolberg. — Ni moi non plus, répondit M. le comte, car si mes ancêtres n'en avaient pas changé, je n'aurais pas été obligé de revenir au catholicisme. » Un protestant, qui se fait catholique, ne change pas de religion, il ne fait que rentrer dans celle que ses pères avaient eu le tort de quitter. Il y a à ce sujet une bien belle réponse <l"un catholique établi dans un pays protestant. Comme on lui demandait s'il n'éprouverait pas de peine de voir ses cendres mêlées avec celles des hérétiques : « Non, répondit-il, je demanderai seulement qu'on creuse plus avant, et elles se trouveront réunies aux catho-

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8. Avant d'épouser Charles d'Autriche, qui fut depuis l'empereur Charles VI, la princesse Elisabeth- Christine de Wolffenbuttel crut devoir, pour la tranquillité de sa conscience, consulter les luthériens mêmes, dont elle avait jusqu'alors professé la foi. Les docteurs protestants, assemblés à Helmstadt, répondirent que les catholiques ne sont point dans l'erreur pour le fond de la doctrine, et qu'on peut se sauver dans leur religion. — « Dès que cela est ainsi, dit la princesse, en apprenant cette décision, il n'y a pas lieu d'hésiter, et dès demain j'embrasse la foi de l'Eglise romaine; car le parti le plus sur, dans une matière si importante, est toujours le parti le plus sage. » Le père de la princesse tint le même langage, et s'attacha commfi elle à l'Eglise catholique ((ruill.).

9. Dans les commencements du cinquième siècle, vivait à Marseille un prêtre nommé Salvien, renommé par son savoir et son éloquence; il parle, dans un de ses ouvrages, de la foi des Goths et des Vandales, peuples élevés, nourris dans une hérésie alors fort répandue, l'arianisme. Il était loin de les regarder tous indistinctement comme coupables du crime d'hérésie. « Ces barbares, dit-il, ne savent que ce que leur ont enseigné leurs docteurs, et ne pratiquent que ce qu'ils ont appris d'eux... Ils sont à la vérité hérétiques, mais ils le sont sans connaissance de cause. La vérité est de notre oèté, mais ils croient qu'elle est aussi du leur. Ils se trompent et nous sommes dans la bonne voie... Leur erreur, après tout, est une erreur de bonne foi; ce n'est point un esprit d'irréligion, c'est le zrle pour la gfoÎM de Dieu qui les anime. Ils sont persuadés que leur 0OUduite est le moyeu le plus sûr de l'honorer et de lui

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