‹ Catéchisme historiqueChapitre 150 sur 275 · PARTIE I. CHAPITRE ÏÏ · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAPITRE ÏÏ

lesévêques de l'Eglise, les archevêques, les archidiacres et tout l'ordre ecclésiastique s'appuient sur son chef. Dans le vaisseau il n'y a qu'un gouverneur, dans la maison qu'un maître, et même dans une armée, aussi grande qu'elle puisse être, tous obéissent au commandement d'un seul. »

2. Les plus anciens monuments ecclésiastiques représentent saint Pierre comme le prince des Apôtres et le chef' de V Eglise. — Le plus remarquable en ce genre est une lampe d'airain trouvée dans les fouilles faites sur le mont Coelius et conservée dans le musée de Médicis. Cette lampe, qui a la forme d'un navire, représente saint Pierre placé à la poupe et tenant le gouvernail, tandis que saint Paul se trouve à la proue, ayant la main droite plus élevée que la gauche, dans l'attitude d'un orateur, conformément au titre que lui donnent les Actes des Apôtres, de chef de la parole. Scipion Maffei s' adressant à Benoit XIV lui disait : « Ce monument n'a-t-il pas, pour établir la primauté de saint Pierre sur toute l'Eglise, la valeur d'un éloquent volume composé dans les temps antiques ? »

\Jahrbuch. der christ. Philos. 1840.)

3. Nous voyons même de savants protestants s'exprimer dans un sens favorable à la primauté. Le célèbre Leibnitz écrivait : « Comme d'après une tradition constante , l'apôtre saint Pierre gouverne l'Eglise à Rome, ville capitale du monde, qu'il a souffert la mort du martyre, qu'il s'est désigné un successeur, et que jamais aucun autre évèque ne s'est arrogé ce droit , nous accordons volontiers la prééminence à Tévêque de Rome. — D'où il résulte qu'il faut admettre comme certain, au moins en ce point-ci, que-

dans toutes les choses qui ne permettent pas les retards de la convocation d'un concile général, ou qui ne méritent pas d'être traitées dans un pareil concile, le prince des évêques ou le souverain Pontife a le même pouvoir que l'Eglise tout entière, et que tous les fidèles doivent lui être soumis. — Nous devons le faire par amour pour l'unité de l'Eglise, afin que nous rendions le devoir de l'obéissance à Dieu dans la personne de ceux qu'il a envoyés ; car nous devons tout supporter, même les plus grands dommages, plutôt que de nous séparer de l'Eglise et d'occasionner un schisme [Leibnitz, Système de théologie). »

Pustkuchen écrit : « Si le but de Jésus a été de réunir tous ses partisans disséminés dans le monde entier en une seule famille divine, il s'en suit nécessairement, qu'en tant que société visible, elle a dû aussi avoir un chef visible; car une église visible sans chef visible serait un corps tronqué et non un corps complet. A son grand désavantage, l'église protestante s'est jusqu'à présent privée de cette condition indispensable à toute société extérieure et humaine ; de là ces divisions et ces luttes qui n'ont cessé d'exister dès sa première origine et qui l'ont menacée d'une ruine qui paraissait inévitable » (IViederhersteï. d. echt. Prot.).

4. Ce que saint Irénée (adv. hœres. 1. 3) disait en général de la succession des évêques : « Nous pouvons compter ceux qui ont été établis dans les églises par les Apôtres et se sont succédé jusqu'à nos jours; d nous pouvons aussi le dire avec la même exactitude des souverains pontifes qui se sont succédé sans interruption jusqu'à nous. Saint Lin succéda à saint Pierre, lequel eut pour successeur Anaclet et celui-ci

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