‹ Catéchisme historiqueChapitre 155 sur 275 · PARTIE I. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAPITRE II

. Le jour même de l'élection ou le lendemain, le pape, accompagné d'un nombreux cortège, se rend à la chapelle Sixtine où il reçoit la seconde adoration des cardinaux. Il est ensuite porté sur la sedia ou fauteuil pontifical, dans la basilique de Saint-Pierre. Dès qu'il parait, des voix nombreuses chantent l'antienne : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les portes de V enfer ne prévaudront point contre elle. Arrivée devant l'autel de la chaire de Saint-Pierre, sa Sainteté descend de la sedia et reçoit la troisième adoration des cardinaux. — La cérémonie se termine parle chant du Te Deum, par des salves d'artillerie, et une illumination générale [Idem, et Giàllois).

8. Couronnement du nouveau pape. — La cérémonie du couronnement a ordinairement lieu un jour de dimanche ou de fête. Ce jour-là, le nouveau pontife est porté sur la sedia par douze de ses domestiques dans la basilique de Saint-Pierre, accompagné par tous les dignitaires ecclésiastiques et civils de Rome. Il s'assied sur un trône surmonté d'un baldaquin, près du grand portail de Saint-Pierre, où le premier cardinal-prètre lui adresse un discours de félicitation en langue latine. Puis le clergé est admis au baisement des pieds. Après cette cérémonie le pape entre dans l'église, et, arrivé en face de l'autel du très-saint Sacrement qui est exposé à l'adoration publique, il se met à genoux sur un prie-Dieu recouvert de velours rouge et récite quelques prières. Ensuite le nouveau pape remonte sur son siège, Finfule sur la tète, et la procession se dirige vers la chapelle de saint Grégoire, appelée Clémentine, du nom de son fondateur Clément VIII (1592). Arrivé là, le pape quitte derechef son siège, fait une prière sur

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un autre peu élevé, appelé Faldistorium, et monte sur un trône érigé en cet endroit pour y recevoir l'obédience. Cette cérémonie consiste en ce que les cardinaux lui baisent la main en restant debout; les patriarches, c'est-à-dire les archevêques et les évèques, le pied et le genou, étant à genoux, et les pénitentiaires de l'église Saint-Pierre, seulement le pied, et également à genoux. Cette cérémonie achevée, le pape est revêtu des ornements de la messe, et les prélats chacun des vêtements particuliers à sa dignité. Le pontife met alors de l'encens dans l'encensoir, et la procession s'avance vers le maitre-autel. Pendant ce temps, un maître de cérémonies, tenant à la main un long bâton argenté, à l'extrémité duquel sont attachées des étoupes, fait une génuflexion devant le pape; et aussitôt un clerc, à l'aide d'un flambeau, allume ces étoupes. Le maitre de cérémonies se relevant chante ces paroles : Saint Père, ainsi passe la gloire du monde. La même chose est répétée trois fois, et à chaque fois on chante : Saint Père, ainsi passe la gloire du monde. Après quoi commence l'office solennel du couronnement. L'autel est érigé au milieu du vaisseau de l'église, là où s'élève la grande coupole qui est le centre de toutes les magnificences de cette église. C'est une espèce de pavillon qui repose sur quatre colonnes d'airain, ornées de feuillages qui s'élèvent en serpentant à une hauteur de quatre-vingt-dix pieds. Chacune des colonnes, dont deux pèsent au-delà de cinq cent cinquante-huit quintaux, porte un ange don'1 d'une hauteur de dix-sept pieds. Sur la galerie du maitre-autel brûlent centdouze lampes; bous L'autel estime voûte souterraine splendidement décorée, où l'on conserve les reliques de saint

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