‹ Catéchisme historiqueChapitre 16 sur 275 · PARTIE I. CHAPITRE I · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAPITRE I

les sentiments de ce jeune prince qui aurait pu prétendre à un des premiers trônes de l'univers, mais qui avait préféré l'humilité au sceptre impérial, et se faisait un honneur de passer sa vie au service de pauvres missionnaires (Idem. I. 437).

SENTENCES

a. Un missionnaire interrogé par ses tyrans, qui lui demandaient comment il s'appelait, d'où il venait, s'il était libre ou esclave, leur fit cette courte réponse : « Je suis chrétien, » convaincu qu'il était que ce nom surpasse tous les titres de ce monde.

b. Sainte Agathe répondit ainsi à Qnintilien, gouverneur de Sicile, qui lui demandait d'un ton de reproche, si elle ne rougissait pas, elle, d'une naissance si illustre, de la vie méprisable et obscure que menaient les chrétiens : « L'humilité et l'abaissement des chrétiens est mille fois préférable aux richesses et à l'orgueil des rois. » ( Sur. 5. Feb.).

c. On conseillait au martyr Gorbius de ne renier sa foi que de bouche, lui disant qu'il pourrait lui rester fidèlement attaché de cœur ; mais il répondit sans balancer : a Jamais on ne forcera ma langue à renier le Créateur qui me l'a donnée. » (Baronn. ann. 304).

d. Comme un gouverneur menaçait saint Polycarpe dr* L'échafauds'ilne proférait des injures contre le Christ, il lui fit cette belle réponse: « Je l'ai servi pendant quatre-vingt-six ans, et jamais il ne m'a fait de mal, comment pourrais-je aujourd'hui le blasphémer ? d {Euseb. Ilist. I. 4).

B. Notre Foi doit être vivante.

i . Le Patriarche Joseph avait une foi si vive en la présence de Dieu, qu'il fuyait la tentation dès qu'elle se faisait sentir {Gènes. , 39). Susanne résista à la tentation par une foi vive en la science de Dieu (Daniel, \ 3). Tobie ne croyait pas seulement au vrai Dieu, mais il vivait encore dans l'observation de ses commandements. — Tandis que, pendant sa jeunesse, d'autres couraient adorer les veaux d'or que Jéroboam avait fait ériger, lui seul fuyait leur compagnie et allait à Jérusalem adorer le vrai Dieu. Les œuvres de miséricorde qu'il pratiqua, témoignent de la vivacité de sa foi ; c'est à ces fruits que Ton reconnaît la foi ardente de ce serviteur de Dieu (Toi). 1). Nous trouvons la même vivacité de foi dans Job, dans les Patriarches, dans les Prophètes et les Machabées.

2. Nous voyons, par les mœurs des premiers chrétiens, combien la foi chrétienne doit être vive et féconde en bonnes œuvres.

a. Il est écrit, dans les Actes des apôtres, au sujet de ceux qui se convertirent à la foi, à la prédication de saint Pierre le jour de la Pentecôte (2. 42.) : Ils persévéraient dans la doctrine des apôtres, dans la communion de la fraction du pain (dans la participation de l'Eucharistie), et dans la prière. Ils possédaient toutes choses en. commun, et étaient unis entre eux de cœur et d'esprit. Ils vendaient leurs terres et leurs biens et les distribuaient à tous suivant les besoins de chacun. — Ils persévéraient aussi tous les jours dans le temple, et, rompant le pain dans leurs maisons (car ils celé-

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