PARTIE I. CHAPITRE n
d'un zèle trop ardent, appellent la colère de Dieu sur la tète de leur prochain. Citons encore un autre trait.
Nous lisons dans le traité de saint François de Sales sur l'amour de Dieu, qu'un idolâtre avait séduit un chrétien nouvellement converti, et était parvenu -à le faire apostasier. L'évèque de l'endroit, Carpus, en fut tellement affligé, qu'il conjura le ciel de foudroyer ces deux pécheurs. En ce moment, il vit, comme autrefois saint Etienne, le ciel à découvert, et notre Sauveur, entouré d'anges innombrables, assis sur un trône éclatant. Il vit aussi la terre entrouverte, et les deux pécheurs dont il désirait la mort, debout sur le bord d'un précipice affreux, exposés à chaque instant à y tomber, attendu qu'une multitude innombrable de serpents entouraient leurs pieds, leur faisaient des morsures, pour tâcher de les entraîner dans Fabime, et que les hommes ne cessaient de les pousser pour les y faire tomber. Carpus ayant élevé les yeux au ciel, aperçut le Sauveur, plein de douceur et de commisération, abandonner son trône et descendre à l'endroit où se trouvaient les deux pécheurs, leur tendre une main secourable, tandis que des anges les entouraient et les soutenaient pour les empêcher de tomber dans cet effroyable anime (Buch/el. JExemp. 5. 94).
SENTENCES
a. « C'est dans l'Eglise que les péchés sont remis et nulle part ailleurs; car l'Eglise seule a reçu pour gage le Saint-Esprit sans lequel nul péché ne peut être remis; quant à ceux auxquels ils sont remis, ils obtiennent la vie éternelle, a (/S'. Aug. Enchir. c. Gr>). i. VJ
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b. «La rémission des péchés ne peut s'obtenir que dans l'Eglise, parce qu'elle seule possède le Saint- Esprit sans lequel ils ne peuvent être remis. » (Id. Serai. 11).
c. « Dieu ne repousse jamais le pécheur, quels que soient les progrès qu'il ait faits dans le vice, pourvu qu'il se convertisse sincèrement et qu'il fasse une vraie pénitence; car la valeur de la pénitence ne dépend pas tant de sa longueur que da sa solidité et de sa sincérité. » (S. Chrys. in lib. de lapse.).
« Quelle grâce vraiment divine ce doit être que la rémission des péchés, pour quelle occupe la première place! Elle est la patronne du genre humain, une médecine propre à guérir les plus graves maladies. Qui pourrait dire qu'il n'en a pas besoin, puisque tous les hommes sont pécheurs ! » ( Cassiodor , lib. II. Epist. 11).
d. « Celui-là est dans Terreur et agit en insensé, qui diffère sa conversion jusqu'à la vieillesse, car il est à craindre que, tandis qu'il compte sur la miséricorde du Sauveur, il ne tombe inopinément entre les mains de sa justice » (S. Greg. in Mor.).
COMPARAISONS
a. Dans les tribunaux de la justice humaine, le coupable échappe difficilement, malgré ses gémissements et seslamentation^, à la sentence portée contre lui. Au tribunal établi par J. -sus-Christ, le pécheur est gracié dès i|ur, le eoôur brisé àt douleur et de componction, il élète v.is le ciel des mains suppliantes (tf. Chrys. hom. 0 in Matth.).