PARTIE I. CHAPITRE II
mes, ce sera pour toujours; car alors la terre enfantera des ossements, de l'eau, du sang, des plantes, du feu, la vie même, comme à l'origine des créatures. L'homme redeviendra visible sur la terre. » (Bund- De/iesrh. XXXI).
Platon dit dans son Phédon : « Il me semble, ô' Cébès! que je puis admettre avec certitude que les hommes ressusciteront de la mort; que celui qui aura bien agi sera bien traité, comme celui qui aura mal vécu sera puni. »
Sénèque écrit de même (Epi st. 23) : a Tout ceci passera, mais ne périra point. La mort même que Ton craint souverainement ne fait qu'interrompre la vie, mais ne la ravit pas pour toujours. Il viendra le jour qui nous rendra la lumière. Que personne donc ne perde courage, puisqu'il reviendra un jour. Examinez le cours de la nature; le soleil disparait, mais une nouvelle année le ramène; l'hiver passe, mais il revient en son temps. La nuit voile le soleil, mais bientôt revient le jour qui dissipe les ténèbres. »
Aussi Athénatrore écrit-il (Leg. pro Christ, c. 36) : « 11 parait superflu de démontrer que ce n'est pas nous seulement qui admettons la résurrection des corps, mais encore une foule de philosophes de l'antiquité. »