‹ Catéchisme historiqueChapitre 171 sur 275 · DU DOUZIÈME ARTICLE DU SYMBOLE · texte numérisé non relu

DU DOUZIÈME ARTICLE DU SYMBOLE

De la Vie éternelle.

Dans sa lettre & Evodius, saint Augustin donne cette solution remarquable d'une difficulté touchant l'immortalité : « Je veux vous conter quelque chose qui

vous fournira matière à réflexion. Vous connaissez notre frère Gennadius, ce célèbre médecin qui, après avoir exercé son art avec beaucoup de gloire à Rome, demeure actuellement à Carthage ; vous le connaissez comme un homme de beaucoup de religion, animé d'une charité ardente envers les pauvres. Cette charité le distinguait déjà dans un âge très-tendre, et cependant il nourrissait encore des doutes sur l'existence d'une autre vie après celle-ci. Toutefois, Dieu ne pouvait pas permettre qu'un homme d'une piété si tendre, qu'un homme qui pratiquait les œuvres de miséricorde avec un zèle si désintéressé et si affectueux, languit longtemps dans les régions de l'erreur et du doute. Un jour, il vit en songe un jeune homme d'une grande beauté qui lui dit : Suis- moi ! Gennadius obéit et arriva dans une ville où il entendit à sa droite une musique si délicieuse, qu'elle surpassait tout ce qu'il avait jamais entendu. Comme il était désireux d'apprendre ce que cela signifiait, son jeune guide lui dit : Ce sont les chants d'allégresse des bienheureux habitants de Jérusalem. Là-dessus Gennadius s'éveilla, le rêve s'évanouit sans qu'il y ajoutât une bien grande importance. La nuit suivante, le jeune homme lui apparut de nouveau, et Lui demanda s'il le connaissait.

— Parfaitement, répondit Gennadius. — Mais où ni'avez-vous donc vu? continua le jeune homme. Gennadius, qui se rappelait les touchantes émotions qu'il avait ressenties en entendant le concert de musique, ne fut paa embarrassé de ré] ondre. — Est-ce eu dormant ou étant éveillé que vous L'avez entendu ce ooncertf —

— l-.n dormant. — Vous dites vrai. . tivement pendant votre sommeil, de même que ce qui ^e [

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