‹ Catéchisme historiqueChapitre 172 sur 275 · PARTIE I. CHAPITRE TI · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAPITRE TI

maintenant a lieu pendant votre sommeil. Gennadius l'avoua encore. — Et où est maintenant votre corps? continua le guide. — Dans mon lit. — Savez- vous aussi que vos yeux corporels sont fermés en ce moment et qu'ils ne voient rien? — Je le sais. — Avec quels yeux voyiez-vous donc ? Comme Gennadius hésitait à répondre,, le jeune homme lui fit comprendre pourquoi il lui posait toutes ces questions, et lui dit : Puisque les yeux de votre corps sont fermés et inactifs pendant votre sommeil, il faut que vous ayez d'autres yeux avec lesquels vous puissiez voir et découvrir ce que vous apercevez actuellement ; c'est avec ces yeux, qui sont dune nature toute spirituelle, que vous verrez après votre mort, quand sera éteinte la puissance visuelle de vos yeux charnels. Cessez donc d'avoir désormais des doutes relativement à l'existence d'une autre vie. — Gennadius fut pleinement convaincu, car la Providence et la miséricorde divine venaient de dissiper les nuages de son intelligence et lui avaient rendu la paix et la tranquillité de l'àme. » (S. Aug. ep. 100 ad Evod.).

2. La pensée d'une vie éternelle que Dieu nous a promise si souvent et avec tant d'assurance, doit nous consoler dans nos souffrances et nous encourager à persévérer jusqu'à la fin.

a. Le pieux serviteur de Dieu, Job, se consolait dans se- -ou AVances en pensant à une vie éternellement heureuse {Job, 43, 15). Tobie, privé de la lumière des yeux et réduit au dernier dénûment, disait à ses parents qui l'accablaient de reprochée : « Nous attendons cette vie que Dieu donnera à ceux qui lui seront restés constamment fidèles. » (Tub. 2, 18). C'était par la pensée

d'une vie éternelle que la inère des Machabées exhortait ses enfants à souffrir courageusement la mort du martyre (2. Mach. 7). Nous trouvons dans le livre de la Sagesse ce consolant passage: « Les justes vivront éternellement et leur récompense est dans le Seigneur. Le Tout-Puissant veillera sur eux; c'est pourquoi ils recevront de la main du Seigneur un magnifique royaume, et une couronne éclatante. » Lorsque le Seigneur prédit à ses disciples que de grandes souffrances leur étaient réservées, il les encouragea par ces paroles : « Réjouissez-vous et tressaillez d'allégresse, car grande sera votre récompense dans le ciel. » Gomme ils étaient accablés de tristesse à la pensée de la mort de leur divin maître, il les consola encore en leur disant : qu'il allait leur préparer une demeure dans le royaume de son Père. De même que le Sauveur les avait rassurés par l'espoir d'une autre vie, de même eux consolaient aussi leurs disciples par la même promesse. « Je suis persuadé, disait saint Paul, que les souffrauri la vie présente ne sont point en proportion avec cette gloire qui se manifestera un jour en nous. » ,i. 8, 18). Et ailleurs, il écrit ;2. Cor Lit. 5, I,) : «Nous savons que si cette maison de terre, où nous habitons, vient à se dissoudre, Dieu nous donnera, dans le ciel, une autre maison qui ne sera point faite de main d'homme et qui durera éternellement. » b. Comme on propo exhorter

mriaut : « fils \i\ roc ent, s'ils ue

dieux; si, au contraire, ils le font, ils iront à la damua-

éternelle; » puis s'adressanl à dit: « Regardez le ciel, c'est là que vous atten '

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