PARTIE I. CHAPITRE II. 3-il
Christ avec tous ses Saints; combattez donc pour vos âmes, et persévérez constamment dans l'amour de Jésus- Christ! » Ils obéirent et restèrent inébranlables jusqu'à la mort, soutenus par la pensée de la vie étemelle.
c. Les deux glorieux martyrs de Jésus-Christ, saints Marc et Marcellin, sollicités par les prières de leurs • père et mère qui étaient vieux et encore païens, étaient sur le point de se laisser flécHir par les larmes et les supplications de leurs femmes, lorsque saint Sébastien, s'avançant au milieu d eux , leur représenta la vie éternelle qu'ils allaient obtenir en échange dune vie misérable et passagère. Raffermis par ces paroles, ils se sentirent animés d'une force toute nouvelle et cessèrent dès lors de manifester la plus légère hésitation, Ils supportèrent courageusement la mort et firent volontiers à Dieu le sacrifice de leur vie, afin de vivre éternellement avec lui {Noch HaicVs Catech. I. 294).
d. Saint Mayeul, étant sur le point de rendre le dernier soupir , consolait ses religieux qui fondaient en larmes autour de son lit, en leur disant : « Puisque vous m'aimez, pourquoi vous affligez-vous de mon bonheur: après le combat, Dieu m'oiiïe la couronne. » Après qu'il les eut tous bénis, il ne songea plus qu'à s'entretenir amoureusement avec son Dieu. « Seigneur, s'écriait-il, comme si déjà il eût goûté les douceurs célestes, que vos tabernacles sont admirables! votre serviteur ne de joie, en voyant la beauté de votre maison.» !1 passa au repos du Seigneur en proférant ces paroles. Celait le il mai (J(J4 {Lw. Berc. Hist. de i'Egl. tom. 0).
e. Les disciples de saint .Martin qui se trouvaient auprès de son lit pendant sa dernière maladie, l'ayant
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prié de se tourner de côté pour se soulager, il leur répondit : « Laissez-moi regarder le ciel plutôt que la terre, ne m'empêchez pas de contempler le chemin que mon âme devra bientôt parcourir pour aller se réunir à Dieu. » (Silbert's Hausb. S. 493).
f. Quelle est votre destinée? se demandait à lui-même un grand serviteur de Dieu ; et il répondait : « Votre destinée est de régner* dans le ciel, d'y régner avec Dieu, d'y régner éternellement, d'orner votre front de la couronne de gloire et de vous enivrer au torrent des joies éternelles ! — J'espère, grâce aux mérites de Jésus- Christ et à la miséricorde divine, entrer bientôt en possession de cette félicité. Je ne tiens plus à cette terre que par un fil; ô mort! hâtez -vous de venir le biiser et je serai délivré. Je me consume du désir de partir pour aller me reposer dans le sein de Dieu. » (Ib. S. 502).
g. Les amis du bienheureux Arsénius, le voyant sur le point de mourir, le prièrent de leur laisser quelque proverbe religieux en souvenir. Aussitôt le saint se mit à prononcer ces paroles : « Là où!... et il expira. Les frères inquiets sur la signification de ces paroles, en firent demander l'explication à un serviteur de Dieu, qui leur écrivit en réponse : A mon avis, ces paroles signifient simplement : Là où sont nos désirs, là doivent déjà être nos cœurs (Lhon. Bibl. III. 544).
h. Quelques heures avant sa mort, saint Maerin s'adressa à son Sauveur et lui fit les questions suivantes: «Quand me sera-t- il donné de vous voir, ô mon aimable Rédempteur? Quand ressentirai-je l'accomplissement de vos promesses) Quand serai-je revêtu de l'habit nuptial, tissa de la Lumière qui jaillit sans cesse de votre trône? Quand chantera i-je avec les bienheuivux