‹ Catéchisme historiqueChapitre 178 sur 275 · PARTIE II. CHAPITRE I · texte numérisé non relu

PARTIE II. CHAPITRE I

bien que, plus tard, elle vit que son Fils n'aurait pour berceau qu'une étable, et que Siméon lui adressât ces paroles: « Un glaive transpercera votre cœur, » elle ne perdit néanmoins pas courage. — 3° Au pied de la croix de son fils, elle vit qu'elle allait perdre Celui qui faisait les plus chères délices de son cœur maternel, et cependant elle demeura inébranlable, et, après la mort de Jésus, elle n'alla pas à son tombeau avec les autres femmes, mais elle espéra fermement qu'il ressusciterait.

f. Le Sauveur avait prédit à ses apôtres qu'ils seraient en butte aux misères et aux plus cruelles persécutions, et cependant ils restèrent toujours ses disciples fidèles et ne mirent jamais leur espérance que dans le Seigneur.

g. Saint Paul donnait aux premiers chrétiens ce beau témoignage, qu'ils supportaient avec joie l'enlèvement de leurs biens, parce qu'ils savaient qu'ils posséderaient au ciel des richesses plus précieuses et plus durables {Helr. 10, 3-i). Le même apôtre écrivait à son propre sujet (2. Cor. 1, 8.) : « Je ne puis vous dissimuler, mes frères, que l'affliction qui nous est survenue en Asie a été telle que les maux dont nous nous sommes trouvés accablés, ont été excessifs et audessus de nos forces, jusqu'à nous rendre même la vie ennuyeuse; nous avons même entendu prononcer en nous-mêmes l'arrêt de mort, afin que nous ne mettions

. point en nous notre confiance, mais en Dieu qui ressuscite les morts, qui nous a arrachés d'un si grand péril, qui nous délivre et nous délivrera à l'avenir, comme nous l'espérons de sa boulé, ainsi que des pitres que vous lui adresserez pour nous. »

350 CATÉCHISME HTSTORIQUE.

h. Saint Bernard se trouvant un jour gravement malade, il lui \ int tout-à-eoup une pensée de désespoir. Je n'ai rien fait, dit-il, de méritoire pour le ciel. Voulant se débarrasser de cette sombre idée qui ne cessait de troubler son esprit, il s'écria : a Mon Dieu, je sais bien que je ne mérite pas le ciel en récompense de mes œuvres : mes péchés m'en rendent indigne, mais il est deux pensées qui me font espérer que vous ne me rejetterez pas : Lune, parce que je suis votre enfant; l'autre, parce que votre Fils est mort pour moi {Lohn. Bibl. in, 22, 3).

i. Comme on demandait à saint Vineeslas, réduit en captivité après la défaite de son armée, quelles étaient ses dispositions, il répondit qu'il ne s'était jamais mieux trouvé que dans ce moment. Comme on parut étonné de cette réponse, il ajouta : Lorsque j 'étais encore entouré de secours humains, j'avais à peine le temps de penser à Dieu : maintenant que j'en suis tout à fait privé, je ne pense qu'à lui ; je mets toute ma confiance en lui, et j'ai le ferme espoir qu'il ne m'abandonnera pas (Jiïn. Sylv. in Hist. Bohem.).

k. Saint François de Sales était animé d'une si grande confiance en Dieu, que, même au milieu des plus grandes calamités, rien n'était capable de troubler la paix de son âme. a Je ne puis m'imaginer, disait-il, que celui qui croit à une providence infinie prodiguai i ses soins jusqu'au plus petit insecte, puisse craindre que ce que Dieu dispose et ordonne dans le gouvernement du monde ait de funestes résultats. » — Le même saint éprouva déjà dans sa jeunesse combien il est avantadc 8€ confier entièrement à ta divine Providence. — li se trouvait alors à Home et logeait dans un hutel

Page 1