PARTIE II. CHAPITRE I
pas de venir celui dont il est dit : a Et son royaume n'aura point de fin. (S, Aug. S. 29. De verb. Rom.).
b. Peux-tu douter que celui-là ne te donne ses biens, qui n'a pas hésité à se charger de tes propres maux ? (Idem).
c. Il est trois choses sur lesquelles s'appuie mon espérance : l'Amour, la Véracité et la Toute-Puissance de Celui qui m'a fait des promesses (S. Bernard. § 3, de7. pœn.).
d. La Foi s'exprime ainsi : « Grands et ineffables sont les biens que le Seigneur a préparés à ses serviteurs. » L'Espérance répond : « Tous ces biens-là me sont réservés. » (Ibid. § 9. inPs. 99).
c. Celui qui se jette tout entier entre les bras de la Providence et qui s'abandonne à sa direction, celui-là avance comme porté sur un char et supporte plus facilement le fardeau delà croix. Celui qui agit autrement, va à pied, et éprouve de grandes fatigues sous le poids de la croix (S. Basil.).
COMPARAISONS
a. L'ancre est le symbole de l'Espérance. — De même que l'ancre a ordinairement trois dents ou bras qui garantissent le vaisseau contre les fureurs de la tempête, de même notre espérance a trois bras destinés à soutenir le chrétien à travers les écueils de la vie; ces trois bras sont : La toute-puissance, la bonté et la sagesse de I tteu. Par la première, Dieu a le pouvoir ; par la seconde, la volonté; par la troisième, les moyens de nous secourir.
b. Si quelqu'un entreprenant un voyage, accom-
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pallié d'un guide expérimenté, qui le fit marcher par des sentiers escarpés et tortueux, commençait à murmurer, en disant à son compagnon : « Par quel détours me conduisez-vous, il me semble que nous nous sommes beaucoup écart»'-? du véritable chemin; celuici ne manquerait pas de lui répondre : Soyez sans inquiétude et abandonnez-vous entièrement à ma direction; à la vérité, je vous conduis par des chemins longs et pénibles, mais si je vous avais fait suivre une voie plus directe, nous serions arrivés en des endroits marécageux et notre vie eût été en danger. Ne vou> repentez donc pas d'avoir suivi ce chemin, car c'est le seul qui puisse nous conduire le plus sûrement à notre but. « C'est ainsi que la Providence nous fait souvent arriver à notre destination par des voies laborieuses: Comment pouvons-nous nous plaindre d'un si excellent guide ? Sa sagesse ne peut nous induire en erreur, et sa bonté ne le voudra jamais?
c. Ce qu'est, pour le voyageur, l'espérance de revoir bientôt sa patrie; pour l'ouvrier, celle du salaire; pour le guerrier, l'espoir de la victoire ; pour le laboureur, celui d'une riche moisson; l'espérance d'une vie éternelle l'est pour le chrétien sur la voie des tribulations de ce monde.
d. Les chasseurs d'éléphants ont coutume de scier presque entièrement les arbres sous lesquels ceux-ci ont L'habitude de se réfugier pendant la nuit. L'arbre ainsi préparé peut encore se tenir debout, mais il tombe au plus léger frottement de L'animal. Lorsque les éléphants viennent s'appuyer contre eux, ils sont renvei sésso us les arbr'es qui tombent, et de la sorte on peut lâchement s'en emparer. Ainsi en est-il do ceux qui