PARTIE TI, CHAPITRE II
mettent leur espérance dans les choses de la terre. Leur peu de consistance est la cause de la ruine de ceux qui mettent en elles leur confiance.
e. Lorsque les enfants se croient menacés de quelque danger, ils se réfugient auprès de leur mère pour y trouver secours et protection. C'est ainsi que les véri- , tables enfants de Dieu doivent, dans leurs besoins, avoir recours à sa bonté paternelle.
Les anciens poètes nous font voir par la fable suivante, combien il est dangereux de mettre sa confiance dans les choses de la terre. Un laboureur, entrant un jour dans son écurie, trouva ses bœufs tout joyeux et dans les meilleures dispositions. Leur ayant demandé la cause de leur commune allégresse, ils répondirent qu'ils avaient rêvé qu'on les conduirait ce jour-là dans de gras pâturages, et que là ils pourraient se divertir à leur aise. Le laboureur reprit en souriant : Pour moi, j'ai rêvé que vous seriez obligés de conduire la charrue. — Et à peine eut-il achevé ces mots, qu'il les fit atteler. — Ainsi en est-il de ceux qui se laissent éblouir par les espérances de la terre, souvent la triste réalité vient anéantir les belles espérances qu'ils avaient conçues.