PARTIE II. CHAPITRE II
lomon, lors de la dédicace du temple, se proterna à genoux, et, dans cette humble position, les mains étendues vers le ciel, il fit une longue prière (3 Rois, 8). — Sur les menaces du prophète Jonas, les Ninivites firent publier un jour de jeune et se couvrirent de vêtements de deuil, depuis le plus faible jusqu'au plus puissant. Et lorsque le roi apprit cette nouvelle, il descendit de son trône, déposa la pourpre, prit des habits de deuil et se couvrit de cendre, etc. (Jon. 3).
« Lorsqu'arrivait l'heure du sacrifice (Ju soir, écrit Esdras, les vêtements en lambeaux, je me levais du siège de mes soucis, je me prosternais en terre, j'élevais mes mains vers Jéhova, mon Dieu, et je priais. » (1. Esdr. 9, 5). — Jésus pria à genoux sur la montagne des Oliviers {Luc, 22). — Le Sauveur nous fait voir par la parabole du centenier et du pharisien, qu'il n'aime que la prière d'un cœur humble {Luc, 18, 43). — Lorsque Pierre vit le miracle d'une pèche abondante, il se jeta aux pieds de Jésus et s'écria avec l'accent d'une profonde humilité : « Eloignez-vous de moi, Seigneur, car je suis un pécheur !» Et ce fut précisément à cause de cet aveu humble et désintéressé, que le Seigneurie choisit pour une mission plus élevée {Luc, 5). Combien le Seigneur fut satisfait de l'humble réponse du Centurion {Mat th. 8). — Avec quelle dureté Jésus adressa la parole à la Chananéenne pour l'éprouver ! mais aussi quelle humilité celle-ci ne fit-elle pas éclater dans sa réponse (à/a*. 15, 27).— Etienne priait à genoux pour ses ennemis {Art. 7, 59). — « Je fléchis les genoux, écrit saint Paul (Eph. 3, 4) devant le Père de notre Seigneur Jésus-Christ. »
à. Un serviteur de Dieu ayant écrit à Jean Gersou,
pour le prier de lui indiquer la manière dont il fallait prier, celui-ci lui répondit : « Il y a déjà quarante ans que je m'applique à la prière avec tous les soins possibles, mais je ne n'ai pas encore trouvé de moyen plus ellirace, pour bien m'acquitter de cette action, que de me prosterner en face de mon Dieu, comme un enfant délaissé, ou comme un misérable mendiant, privé de la vue et dépouillé de tout ou comme le plus vil criminel de la terre. » (Lohn. Bibl. h, 6 33).
c. La pénitente Thaïs, dont nous avons parlé phi3 haut, priant un jour saint Paphnuce de lui donner une méthode pour bien prier, reçut cette réponse : « Votre bouche, souillée par les discours licencieux, ne mérite pas de prononcer le nom de Jésus. Toute votre prière doit donc consister uniquement dans ces paroles : a Vous qui m'avez créée, ayez pitié de moi! » Et en récitant cette prière, vous vous mettrez à genoux. » Pendant trois années, elle observra fidèlement cette pratique ; jamais elle ne se hasarda de prononcer le nom de Dieu, mais, ne cessant de se remettre devant les yeux le nombre et l'énormité de ses péchés, elle priait Dieu de lui faire grâce et miséricorde [Ibid. n, 521).
d. Une disposition du concile de Tours, tenu en 813, ordonne que, à l'exception du dimanche, où toute l'Eglise prie debout, en mémoire de la résurrection de Jésus-Christ, on prie, les autres 5 ours de la semaine, à genoux, les maius élevées vers le ciel, pour le conjurer de nous pardonner nos péchés. Il n'y a d'exception que pour les pénitents, qui prient aussi à genoux, à Pâques et les autres dimanches (Stolb. R. G. B. 25).
e. Saint Arsène priait avec une telle componction de eo:ur, que les larmes qu'il répandait pendant sa prière