‹ Catéchisme historiqueChapitre 198 sur 275 · PARTIE II. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE II. CHAPITRE II

d. Saint Louis de Gonzague fut un jour interrogé par son directeur, qui lui demanda s'il était souvent distrait dans sa prière. Après quelques instants de réflexion, le jeune homme répondit . « Si je voulais réunir toutes les distractions que j'ai eues pendant sis mois, j'en aurais bien pour la durée d'un Ave Maria. » (Silberfs Eandbuch, S. 303).

e. Une âme pieuse se délivrait promptement de ses distractions, dès qu'elle se rappelait ces paroles de saint Césaire d'Arles : « Quand nous prions, nous adorons l'objet vers lequel notre pensée se porte volontairement. » {Le même).

f. L'empereur Charles-Quint étant un jour en prière, on vint lui annoncer qu'un ambassadeur étranger demandait à lui parler seulement pendant quelques instants, ajoutant qu'il avait à lui annoncer des choses de la plus haute importance. Mais l'empereur refusa de l'entendre, et se contenta de dire : « Je suis occupé à des affaires encore infiniment plus [sérieuses ; car je suis en audience auprès du Roi des rois. » (Lohn. Bibl. il, 623).

A. Nous devons prier avec foi et confiance. — tf.Lors d'une expédition lointaine qu'entreprit contre ses ennemis le roi Asa, il faisait cette prière avant la bataille : « Quand vous nous prêtez le secours de votre bras, ô Jéhova, vous vous, inquiétez peu de la multitude des guerriers. Secourez-nous, Seigneur, car nous mettons notre confiance en vous, et c'est en votre nom que nous avons marché contre cette armée innombrable. Vous êtes notre Dieu ! que peuvent contre vous les honimcs ! » Et la prière pleine de confiance du roi fut exaucée, et lfig "uncinis prirent la fuite (-2 Chfûn, 14, 10).

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La Chananéenne nous donne aussi un bel exemple de la confiance qu'il faut avoir dans la prière. Elle ne cessa pas de prier bien qu'elle ait été repoussée une première fois, sur quoi le Seigneur lui dit : « 0 femme ! votre foi est grande ; qu'il arrive comme vous le désirez. » {Matth. 15). — Grandes aussi étaient la foi et la confiance de cette femme qui, malade déjà depuis douze ans, toucha le vêtement de Jésus et dit en ellemême : « Si je touche son vêtement, je serai guérie. » Sur quoi Jésus lui répondit : « Prenez courage, ma fille, votre foi vous a sauvée. » {Matth. 9). — Quelle n'était pas la foi du lépreux lorsque, appelant Jésus, il lui dit : « Seigneur, si vous le voulez, vous pouvez me guérir. » — Jésus étendit sa main, le toucha, et prononçant ces paroles : o Sois guéri, je le veux, » et il fut guéri (Matth. 8). — Quelle n'était pas la confiance des chrétiens réunis à Jérusalem, lorsqu'ils priaientpour Pierre en prison, et déjà condamné à mort? Ils priaient sans interruption, et comme ils avaient perdu toute espérance du côté de la terre, ils mirent tout leur espoir dans le Seigneur, et ils ne furent pas confondus (Act. 12.).

Pour nous encourager à mettre notre confiance dans la prière, le Seigneur se sert de cette parabole : t Au milieu de la nuit, un homme vint trouver son ami, pour le prier de lui donner trois pains. » Ce ne fut qu'à ses instantes prières qu'il dut d'être exaucé (Luc, 11, 5).

b. Saint Ignace, se trouvant un jour sur la mer, fut assnilli par une violente tempête; déjà le mât du vaisseau était brisé, et tous ceux qui se trouvaient sur le Taisseaa, honnis le saint, se lamentaient et pleuraient, dans l'attente d'une mort qui leur parafait inévitable.

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