PARTIE II. CHAPITRE II
Seul, le saint paraissait calme et sans crainte. Ce qui faisait le fondement de sa tranquillité et de son assurance, c'étaient ces paroles de l'Ecriture qu'il avait sans cesse présentes à l'esprit : « Les vents et la mer lui obéissent! » — a Le Seigneur est mon Maître, s'écriait saint Ignace; je mets en lui toute ma confiance ; je m'abandonne entièrement à sa sainte direction. » Et cette prière, toute de confiance, lui sauva la vie^ ainsi qu'à ses compagnons (Silèert's Hausluch, S. 354).
c. Nous lisons dans la vie de saint Colomban, qu'un jour il se vit tout-à-coup entouré de douze loups qui, poussés par la faim, ouvraient déjà la gueule pour le dévorer. Quelque terrifiant que dût être pour lui ce spectacle, il n'en fut cependant pas épouvanté, mais s'adressant avec confiance au Seigneur, il parla ainsi : « 0 Dieu, vous voyez si j'ai besoin d'être secouru: Seigneur, venez à mon aide !» — Et à peine eut-t-il prononcé ces paroles, que Dieu exauça sa prière, et les loups prirent aussitôt la fuite (Ze même).
d. Sainte Catherine de Sienne était en proie à de si horribles tentations, qu'elle en devenait tout épuisée. Déjà elle se voyait sur le bord du précipice : elle s'imaginait voir son cœur ne tenant plus à Dieu que par un fil léger, prêt à se rompre au premier instant. Dans cette extrémité, elle pria avec confiance le Seigneur, et ce fut précisément alors qu'elle devint à ses yeux un objet de prédilection particulière (Ze mime, page oOO).
SENTENCES
a. Celui-là sait bien vivre, qui sait bien prier. » (S. Aug. hom. 49).
J. a La prière du juste est une véritable clef du ciel. — La prière monte, et Dieu du haut du ciel l'exauce. — Bien que la terre soit basse et le ciel élevé, Dieu exauce néanmoins la voix de ceux qui ont le cœur pur. » (Id. S. 226).
c. « Ce que les hommes ont de commun avec les anges, c'est la prière ; la prière associe aux esprits célestes les hommes pèlerins sur la terre. La prière est une élévation de l'àme vers les cieux. » (Chrysost. 1. 2. deOrat.).
d. « L'humilité et l'amour sont les ailes spirituelles de celui qui prie; par elles il s'élève au-dessus des nues, et pénètre jusqu'au sanctuaire du Saint des Saints (S. Laur. Just. De connub. c. 22.).
e. Un ermite demandant un jour à saint Macaire comment il fallait prier, le saint abbé lui répondit : «^11 n'est pas nécessaire de dire beaucoup de paroles, « il suffît d'élever les mains vers le ciel, et de dire : « Seigneur que votre volonté se fasse , et que ce qui « vous plait s'accomplisse. » — Et quand on est tenté, il faut dire : «Secourez-moi, ô mon Dieu ! » — Dieu sait fort bien ce dont nous avons besoin {Ru fin, Vita Pat. 1. 3).
COMPARAISONS
a. Celui qui priant mal s'attend néanmoins à être Rxau amble, dit saint Bernard, à un homme