‹ Catéchisme historiqueChapitre 204 sur 275 · PARTIE n. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE n. CHAPITRE II

déployait lorsqu'il parlait à des hommes instruits. Il recommandait à tous de s'adonner à ce ministère, parce qu'il n'est rien qui contribue davantage à la glorification du nom de Dieu (Ibid.).

f. Chacun peut, dans sa sphère et dans la position où il se trouve, contribuer à la gloire du saint nom de Dieu. Pour cela, il n'est pas nécessaire d'être prêtre, ni un homme savant. Le père et la mère de famille peuvent, comme ceux qui ont reçu une instruction plus approfondie, instruire les ignorants, ramener ceux qui se sont égarés dans les sentiers de l'erreur; le tout pour la gloire du nom de Dieu. C'est ainsi que faisait la reine Blanche. Non-seulement elle s'efforçait d'instruire de son mieux son fils dans la connaissance de Dieu et des choses du ciel, mais elle se chargeait encore des enfants d'autrui, leur faisait des catéchismes, et tâchait d'initier ces jeunes cœurs à la connaissance du saint nom de Dieu, et à leur en inspirer un profond respect.

h. Un prêtre de Tordre de saint François, Alphonse de nom, qui avait travaillé avec succès à la glorification du nom de Dieu parmi les Indiens, prit la résolution de se retirer dans la solitude, pour ne plus s'occuper que de lui-même, et se préparer à bien mourir. — Pendant plusieurs jours, comme il était agenouillé devant son crucifix, il lui sembla que le Sauveur lui faisait des reproches de ce que, tandis quêtant d'hommes ignoraient encore le nom de Dieu, et ne pouvaient lui adresser cette prière : «Notre Père quiètes aux cieux, » il se dérobait, lui, au travail, pour ne plus songer qua lui-même. Ces réflexions émurent profondément le eaw d'Alphonse, et il adressa cette prière au Seigneur: a Û in&x Sauveur, je vous redirai ces paroles de saint

Martin : Je ne refuse pas de travailler; je reconnais ma froideur et ma lâcheté; oui, je veux retourner auprès de ces pauvres Indiens, et continuer à leur annoncer le nom de Dieu ; car l'occupation principale de toute ma vie doit être de travailler à la glorification du nom de Dieu » {Lohn. Bibl. m. 526).

Mais si nous voulons contribuer à faire en sorte que le nom de Dieu soit sanctifié, nous ne devons pas seulement prier, mais encore agir, afin que

2° Les pécheurs se convertissent à Dieu et fassent de dignes fruits de pénitence.

a. La vie de l'apôtre saint Jean nous fournit un touchant exemple sur le zèle qu'on doit avoir pour la conversion des pécheurs. Il avait appris à connaître, dans une ville non loin d'Ephèse, un jeune homme nommé Théophile, qui manifestait les plus heureuses dispositions, mais qui n'était pas encore baptisé. L'apôtre, s'adressant à l'évèque de l'endroit, lui tint ce langage, qui respire la plus aimable dignité : « Je vous recommande d'avoir un soin tout particulier de ce jeune homme. J'en ai pour témoins Jésus-Christ et toute la communauté des fidèles. »

L'évèque l'accepta, l'instruisit avec soin, et plus tard le baptisa et l'admit à la sainte communion. Bientôt il s'imagina, attendu que sa conduite était irréprochable, pouvoir retrancher quelque chose à la surveillance ère qu'il exerçait sur lui. Cependant, comme le jeune homme était encore trop peu affermi dans la vertu, il ne tarda pas à être admis dans l'intimité de quelques jeunes gens que l'oisiveté avait conduits dans toutes sortes d'égarements.

Leurs exemples l'entrainèrcnt à les suivre. Il avança

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