PARTIE II. CHAPITRE IL
faire en sorte que les jours de leur captivité deviennent pour elles des jours de pénitence et de salut; elles sont élevées, instruites, habituées au travail et à des occupations utiles. Les Dames du Bon-Pasteur ont, en outre, un établissement destiné à l'éducation des filles d'une condition plus élevée, qui veulent recevoir une culture et une éducation plus soignées. — Cet établissement porte le nom à' Institut de Marie [D'après V Univers de 1839).
g. En 1836, fut fondée dans l'église de Notre-Dame des Victoires, à Paris, en l'honneur du sacré et immaculé Cœur de Marie, une société qui se proposait de travailler, par ses prières et ses bonnes œuvres, à la conversion des pécheurs. Le 2 avril 1838, le pape Grégoire XVI Féleva à l'état d'Archiconfrérie et lui accorda de nombreuses indulgences. Par exemple : indulgence plénière le jour delà réception, à l'heure de la mort, le dimanche de la Septuagésime et à plusieurs fêtes du Seigneur et de la sainte Vierge, le jour anniversaire de son baptême, pour ceux qui réciteront journellement la Salutation angélique pour la conversion des pécheurs. Le saint Père accorda en outre une indulgence de 500 jours aux membres de l'Archiconfrérie et aun autres fidèles qui assisteraient à la messe qui se dit le samedi en l'honneur du sacré Cœur de Marie, dans l'église de l'Archiconfrérie ou autre confrérie y annexée (dont il existe actuellement un graud nombre), et qui prieront pour la conversion des pécheurs {Quill. Expl. IIIe part.).
Enfin nous ne devons pas seulement prier, mais encore travailler à ce que
3° Le saint nom de Dieu ne soit jamais profane, surtout par des blasphème.
a. Saint Auxence, qui vivait en ermite dans la montagne d'Oxia, déployait un zèle ardent contre le jurement et le blasphème. « L'homme, disait-il, ne doit ouvrir la bouche que pour louer Dieu et bénir son frère, et jamais pour profaner le nom de Dieu ou pour maudire ses œuvres » (Stalà. R. G., B. 17).
b. Un dominicain, nommé Jean Hurtado, entendant un jour un soldat qui proférait d'horribles jurements et blasphémait le saint nom de Dieu, animé et saisi d'un saint transport, il lui dit ces paroles : « Tu mens, mauvais sujet! Dieu n'est pas tel que ta bouche le représente, mais il est un Dieu plein de bonté, de justice et de miséricorde? » — Le soldat, blessé de ce reproche, tira son épée et déclara qu'il allait le percer s'il ne rétractait ce qu'il venait de prononcer; mais ce zélé défenseur de la gloire de Dieu ne se laissa pas intimider par les menaces de cet impie, et reçut avec joie le coup de la mort {Lohn. Bibl. i. 227).
c. Claude Bernard, surnommé le pauvre prêtre, tremblait de frayeur quand il entendait proférer quelque blasphème. Un jour, il rencontra sur sa route un voitmïer qui lui donna un violent soufflet en blasphémant le nom de Dieu. « Mon ami, lui dit sans s'émouvoir le pieux ecclésiastique, donnez-m'en un second, mais, de grâce, ne blasphémez plus d {Guill. Ep. 11. 15!).
d. Un pieux missionnaire passant dans un village, entendit des enfants blasphémer le nom de Dieu. Voulant leur faire comprendre combien était terrible le châtiment quiles attendait, il leur parla en ces termes: « Dana cette paroisse, mes enfants, on parle français, et si vous y rencontriez, par hasard, un homme qui