‹ Catéchisme historiqueChapitre 217 sur 275 · PARTIE II. CHAPITRE H. 42 j · texte numérisé non relu

PARTIE II. CHAPITRE H. 42 j

manière si providentielle. — Ainsi, il fut non-seulement admis dans le royaume extérieur de Dieu, mais le royaume de la vérité et de l'amour vint encore établir son règne dans l'intérieur de son cœur [JS"ach Eerbsfs, Exemp. n, 620.).

b. Saint François Xavier ne s'efforçait pas seulement de convertir les païens au christianisme, mais il cherchait encore à sauver les âmes de tant de chrétiens de nom qui, quoique appartenant au royaume extérieur de Dieu, laissent dominer dans leur intérieur le règne du péché. Il accourait dans les maisons des habitants de Goa, se rendait auprès des ouvriers qui travaillaient aux fortifications, visitait dans leur cabane les habitants de la campagne, montait même sur les vaisseaux amarrés sur le rivage de la mer. — Il travailla plusieurs semaines avec un acharnement et une patience infatigables à la conversion d'un soldat qui, quoique baptisé, vivait néanmoins en païen. Sa charité était très-ingénieuse à trouver des moyens pour établir le royaume de Dieu dans le cœur des hommes.

c. Saint Vincent de Paul déploya un zèle extraordinaire pour l'agrandissement du royaume de Dieu. Il faisait recueillir les enfants qu'on exposait dans les ruc3 de Paris et travaillait à faire d'eux des membres vivants de ce royaume. Comme il avait été longtemps curé d'une paroisse près de Paris, il opéra par ses prédications pleines d'onction et son assiduité à entendre à confession 3 un nombre considérable de conversions. En ICI 7, aidé de cinq prêtres enflammés du désir d'agrandir le royaume de Dieu, il commença à prêcher l'Evangile au peuple des campagnes qui avoiânent Drisse. Ses tentatives fuient bénies du ciel ; ce fut là le

commencement et comme la base de l'œuvre des missions dont il obtint l'approbation du pape Urbain VIII en 1633, et qui fit, de tant de chrétiens relâchés, de fervents disciples de Jésus-Christ. Les prêtres de cette société se faisaient un devoir d'annoncer l'Evangile dans les villages et les bourgades ; ils enseignaient le cathéchisme, engageaient les fidèles à faire des confessions générales. Ils s'efforçaient aussi de former de jeunes prêtres propres à travailler à l'extension et à l'affermissement du royaume de Dieu. De semblables sociétés se formèrent bientôt, grâce à son zèle infatigable, en Pologne, en Corse, à Madagascar, dans les lies Ibrides et dans plusieurs départements de la France ; partout où elles existaient, saint Vincent de Paul en était l'àme et le soutien. Il avait aussi particulièrement à cœur le bien-être temporel et spirituel des esclaves des galères dont l'état déplorable, surtout par rapport à l'âme, le préoccupait vivement. Il les entourait, leur portait des consolations et des secours chaque fois qu'il était en mesure de le faire : et ainsi, il arracha plusieurs âmes à la damnation éternelle. H vint encore au secours des chrétiens esclaves et prisonniers à Tunis et à Alger; il chercha à les empêcher d'abandonner leur foi et de s'exposer à perdre le royaume de Dieu, en se laissant aller aux menaces, aux promesses et aux persécutions souvent cruelles et atroces des infidèles. Toute sa vie (et il vécut jusqu'à l'âge de 85 ans) ne fut qu'une succession non interrompue d'efforts pour établir en lui-même et dans ses semblables le royaume de Dieu et lutter contre le despotisme du sultan et les séductions de la chair. Il mourut en héios de l'amour de Dieu et du wo-

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