‹ Catéchisme historiqueChapitre 222 sur 275 · PARTIE II. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE II. CHAPITRE II

que Dieu veuille se servir d'un misérable pécheur comme moi pour secouru? les malades. Je ne crois pas devoir cette faveur à aucune vertu particulière; jusqu'ici, je me suis contenté de faire tous mes efforts pour me conformer en toutes choses à la volonté de Dieu. Quand j'étais malade Je disais au Seigneur : Mon Dieu, que votre volonté soit faite! Si jetais contraint, par ordre de mes supérieurs, de me rendre dans une autre maison, je voyais dans cette injonction la volonté de Dieu, et je disais de nouveau : Que votre volonté soit faite ! — Mais, demanda de nouveau l'abbé, comment fites-vous , lorsqu'un mauvais sujet mit le feu dans notre cour et que nous en éprouvâmes un grand dommage? — Mon père, reprit le religieux, je me contentai de dire en silence le Pater, et je récitai pendant quelque temps cette prière : Que zotre xolontè soit faite sur la terre comme au ciel. » — Ici l'abbé reconnut que c'était sa soumission entière à la volonté de Dieu qui avait fait de ce simple religieux un des amis les plus intimes du Seigneur (Nach Sïïb&rfs Eausb. S. 423.).

L L'empereur Ferdinand II, qui avait fait l'entière soumission de sa volonté à celle du Seigneur, avait coutume de dire : « J'aurais succombé depuis longtemps aux tribulations et aux désastres qui m'assiègent de toutes parts, si moi et les miens ne nous fussions - nés pleinement à la volonté de Dieu. » — Tous les jours, il récitait celte prière : « S iignenr, si c'est votre volont'; que je devienne plus grand et plus poissant que je De suis, élevez-moi, et j«,* vous glorifierai; s'il importe à votre gloire et à mon salut que je reste dans l'étal où je me trouve, j«- vous juif de m'y maintenir, et je vous glorifierai encore ! Mais si mon abaissement doit contri-

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bucr à votre honneur et à mon saint, je m'humilierai selon votre bon plaisir ; et je vous glorifierai toujours. » (Lohn. Bibl. m. 25.)

I. Les voisins d'un paysan voyant qu'il était toujours content et résigné, et que jamais il ne se plaignait du mauvais temps, lui en demandèrent le motif : « J'ai toujours, leur répondit-il, le temps que je désire, parce que je n'en désire jamais d'autre que celui qu'il plait au Seigneur de m'envoyer » (IMd.).

m. Nous trouvons un bel exemple de résignation complète à la volonté de Dieu dans la vie de saint Rémi, archevêque de Reims. Gomme il avait prévu qu'une grande cherté devait se faire sentir l'année suivante, il avait , comme un autre Joseph, fait de grandes provisions afin de pouvoir secourir les malheureux lorsque le fléau viendrait à se déclarer. Mais il se rencontra des hommes assez pervers pour blâmer la conduite du généreux archevêque. « Que prétend donc ce vieillard, disaient ces insensés, lui qui touche à sa quatre-vingtième année, craint-il peut-être de mourir de faim ? — Veut-il par hasard bâtir une nouvelle ville, ou lui vient-il en tète d'entreprendre un commerce de blés, et finir, qui sait, par devenir un usurier ? » Et poussés par la haine et la fureur, ils mirent le feu aux greniers de l'archevêque, qui en ayant été aussitôt informé, monta à cheval et courut à ses greniers pour tâcher de sauver ses provisions. Mais lorsqu'il arriva sur le théâtre du sinistre, tout était désespéré, les flammes avaient tout dévoré. Que fit l'archevêque visité en ce moment, et malgré son innocence, par une si cruelle épreuve? Le vit-on éclater en plaintes ainères? ou appela-t-il la colère de Dieu sur les auteurs de ce crime? — Nulle-

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