PALTIE II. CHAPITRE II
d'un corps, nous sommes obligés d'entretenir notre chair, nous sommes condamnés à manger et partant à travailler. » L'ermite se sentant confondu lui demanda pardon de s'être permis un blâme si inconsidéré. — L'abbé de son côté reprit avec Faccent de la bienveillance : a Je suis heureux que vous reconnaissiez votre faute. Au reste, il m'est d'avis que Marie eut besoin du secours de l\larthe, car si Marthe n'eût pas travaillé, Marie n'aurait jamais pu se reposer, d (Vie des saints Pères).
e. C'était l'usage chez les habitants du Pérou encore païens, que les impotents et les vieillards fussent entretenus par le peuple ; pour cela, car on ne pouvait souffrir l'oisiveté dans ce pays, ils étaient obligés de veiller à ce que les oiseaux n'enlevassent pas le grain et les autres céréales des champs (Ber. Berc. Hist. eccl. v. 17).
/. Le romain Caton, juge d'une sévérité excessive, ne recevait personne au rang de citoyen de Rome qu'il ne lui eût d'abord montré ses mains, afin de s'assurer si elles étaient couvertes de callosités qui étaient les signes auxquels on reconnaissait les hommes laborieux (Engelgre. Dom. Sept.).
g. Marc-Aurèle appelait heureux les pays où l'on ne rencontre point de paresseux, mais où tout le monde vit du travail de ses mains et où personne ne mange le pain qu'un autre a gagné au prix de ses sueurs (Ibid.).
h. Le roi d'Egypte, Amasis . avait ordonné que chaquo citoyen déclarerait tous les ans au gouverneur ce dont il vivait. Celui qui négligeait de le faire et qui ne pouvait indiquer quelque industrie approuvée par l'Etat,
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était puni de mort, parce qu'on le considérait commo un fardeau inutile à la terre (Plm. 1. Ibid.).
?. Un romain fut un jour accusé de sorcellerie auprès du gouvernement, parce qu'il avait recueilli sur son petit champ beaucoup plus de fruits que ses voisins sur leurs grandes propriétés. Pour se justifier, il amena devant le tribunal du juge ses bestiaux, sc£ instruments aratoires, sa fille robuste, puis il dit : « Voyez, ce sont là les moyens .dont je me sers pour pratiquer la sorcellerie, c'est à eux que je suis redevable de l'abondante récolte que je fais, mais je ne puis vous montrer, ni mes labeurs nocturnes, ni les sueurs que j'ai répandues. » [Plia. 1, 10. c. 6).
k. Gomme on reprochait au roi Alphonse d'Aragon de se livrer lui-même à des travaux manuels, il répondit : a Le Seigneur a-t-il peut-être donné des mains aux rois uniquement pour les croiser sur leur poitrine. » (Lohn. Bibl. il, 137).
I. Les bramines chassent leurs enfants de table sans leur donner à manger, lorsque ceux-ci ne peuvent prouver qu'ils ont fait quelque chose d'utile pour gagner leur nourriture {Ibid.).
m. Un père voulant apprendre sur son lit de mort l'ainour du travail à ses enfants, leur dit qu'il avait enfoui dans une vigne tout l'argent qu'il avait gagné pour eux. Le père mourut, et les enfants creusèrent longtemps afin de trouver l'argent. A la vérité, ils ne trouvèrent point d'argent , mais la terre ayant puissamment remuée par leur travail et leur ardeur àchercjier le trésor caché, ils furent récompensés de leur travail par une nche vendange [Fables d jtfsope).