‹ Catéchisme historiqueChapitre 229 sur 275 · PARTIE II. CHAPITRE II. &o · texte numérisé non relu

PARTIE II. CHAPITRE II. &o

gîon et sans qu'il en soit le prix. Chacun y apporte une modique offrande au commencement de chaque mois, ou lorsqu'il le veut, et jamais sans qu'il le veuille et qu'il le puisse; on n'y contraint personne ; rien de plus libre que cette contribution. Ce trésor est un dépôt de piété qu'on ne dissipe pas en vaines débauches de table: il n'est employé qu'à nourrir ou enterrer les pauvres, à soulager les orphelins sans bien, les serviteurs cassés de vieillesse, les malheureux qui ont fait naufrage. S'il y a des chrétiens condamnés aux mines, relégués dans les iles, ou détenus dans des prisons uniquement pour la cause de Dieu, ils sont assistés par la religion qu'ils ont confessée. — Nous ne faisons tous qu'un cœur et qu'une âme, pourrions-nous avoir de la répugnance à communiquer nos biens?» (Tert. Apolog.c. 39).

Saint Justin, le martyr, parle le même langage : « Les dimanches après l'office divin, les riches offrent volontairement et selon la mesure de leur zèle, toutes sortes de vivres. Le clergé distribue ensuite les offrandes aux veuves, aux orphelins et à tous ceux qui sont dans le besoin (Justin. Apol. 2e part.).

e. Saint Pacôme, encore soldat païen, logeant un jour dans une ville chrétienne, fut frappé d'étonnement à la vue des dons volontaires qu'un grand nombre de fidèles faisaient avec une charité toute chrétienne aux pauvres de cette ville. Il demanda quels hommes étaient ceux qui veillaient avec tant de soin et d'affection à l'entretien des pauvres : on lui répondit que c'étaient des chrétiens. Pacôme, touché de cette réponse, éleva ses yeux et ses mains vers le ciel et jura qu'un jour il se ferait chrétien; promesse qu'il exécuta fidèlement dans la suite (Lohn. Bibl. H. 330).

/. L'empereur Julien l'Apostat disait aux païens : a C'est une honte pour nous autres païens de laisser tant de misérables sans secours, tandis qu'on ne voit aucun Juif demander l'aumône. Les Galiléens, ces hommes impies et scélérats (c'est ainsi qu'il nommai* ironiquement les chrétiens), outre leurs pauvres, nourrissent encore les nôtres. » (Ber. Berc. Hist. de l'Egl. v.3).

g. Sainte Elisabeth, duchesse de Thuringe, vendait souvent ses plus beaux vêtements et tout ce qu'elle croyait superflu dans sa toilette, pour avoir de l'argent à distribuer aux pauvres ; elle cousait, tricotait et s'occupait à d'autres travaux, afin de pouvoir se rendre utile aux malheureux.

h. Lorsque saint Thomas de Villeneuve, qui plus tard fut élevé sur le siège archiépiscopal de Valence, était encore enfant, il avait un plaisir extrême à demander quelque chose à ses parents pour ensuite le donner aux pauvres. Souvent il se privait d'une partie de sa nourriture pour apaiser la faim des autres.

Saint Bernardin de Sienne avait aussi une grande compassion pour les pauvres. Sa tante en ayant un jour congédié un sans rien lui donner, il en fut vivement affligé et lui dit : c< Au nom de Dieu, veuillez donc donner une aumône à ce malheureux, je préfère me passer aujourd'hui de diner, plutôt que de voir partir ce pauvre tourmenté par la faim. »

». Adalfrert; fils du comte Slaving, l'un des plus

puissants seigneurs de la Bohème, avait coutume de se

iriser pour visiter de nuit toutes les cabaues des

pauvres et adoucir leur misère par de riches aumônes.

Plus il pouvait faire le bien en secret, plus son cœur

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