‹ Catéchisme historiqueChapitre 232 sur 275 · PARTIE II. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE II. CHAPITRE II

cette femme sans connaissance, donnèrent à manger à l'enfant, et l'enfant mangea en jetant un regard animé d'une joie céleste sur celle qui lui présentait la nourriture. La femme reprit enfin connaissance. Comme les deux dames allaient se retirer, elles dirent à l'homme : « La charrette avec tout ce qu'elle renferme vous appartient. Dès ce moment, nous ne vous laisserons plus souffrir de la misère. Nous habitons dans telle rue, venez nous trouver quand vous n'aurez plus rien. » Le pauvre homme n'en pouvait croire ses oreilles; il lui fut impossible de prononcer une seule parole ; mais ses larmes en dirent plus que tout le reste.

» Quant à l'enfant malade, les deux dames promirent de lui envoyer un médecin; puis elles partirent, et marchèrent longtemps l'une à côté de l'autre sans échanger une seule parole, tant était grande leur émotion. L'une d'elles prenant enfin la parole, dit à l'autre : « Il n'existe pas de plus grand plaisir que celui d'arriver ainsi au moment de la détresse, comme des anges protecteurs ! » Elles furent, dès ce moment, animées toutes deux d'un zèle si ardent pour secourir les délaissés, que, dans la suite, elles allaient souvent dans les maisons pauvres porter aux malheureux ce qu'elles avaient de superflu, et faire renaître la joie dans leurs cœurs. C'est ainsi qu'elles devinrent pour beaucoup de familles de véritables anges protecteurs. — Voilà comment l'homme contribue à l'accomplissement de cette quatrième prière du Pater, par laquelle nous demandons à Dieu qu'il envoie à tous le pain quotidien. »

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