‹ Catéchisme historiqueChapitre 244 sur 275 · PARTIE n. CHAPITRE H · texte numérisé non relu

PARTIE n. CHAPITRE H

5. « Aussi longtemps que l'ànie est revêtue d'un corps, elle marche à travers les ronces et les épines et ne saurait échapper aux attaques et à l'aiguillon des tentations. » (S. Hieron. sup. epist. ad Galat.).

c. Les tentations, bien que onéreuses et pénibles pour l'homme, lui sont cependant très -utiles; elles le purifient, l'humilient et le rendent prudent {Thom. a Kemp. Imitation \, 13).

d. Le combat contre les tentations est très-salutaire aux fidèles ; car quand on a toujours sa faiblesse présente devant les yeux, on ne saurait être fier de sa sainteté (S. Prosp. De vocat. gent.).

e. Le philosophe Sénèque écrivait ces belles paroles : c Dieu traite son fidèle serviteur comme un père raisonnable son fils; il ne l'amollit point, mais il le met à l'épreuve, le fortifie et le dirige d'après la sagesse de ses plans. — Je vous prends pour un misérable, si jamais vous n'avez essuyé de malheur, et si vous avez passé votre vie sans combattre. Personne ne connaît, et vous-même vous ignorez l'étendue de vos forces, car pour les connaître, il faut avoir été mis à l'épreuve ; c'est pourquoi nul ne sait ce qu'il peut, s'il ne l'a appris par la tentation. Les cœurs nobles et généreux se réjouissent d'être quelquefois visités par les souffrances et les tribulations, comme de vaillants soldats se réjouissent après la victoire, d (Sencc. lib. de Provid. c. 4 et 2),

COMPARAISONS

a. Plus un arbre est agité parles vents, plus aussi racines s'étendent, s'il a la force de leur résister; et

alors il n'en devient que plus solide. Ainsi la vertu s'affermit par les tentations, quand elle leur a lésisté.

b. De même que des viandes, quoique excellentes, se corrompent et se gâtent avec le temps, si on ne les conserve en y mêlant du sel, de même la vertu s'affaiblit et s'éteint, si Dieu ne la préserve par le sel des souffrances et des tribulations.

c. Comme le blé qui passe à travers le crible se sépare de la paille et se purifie, ainsi notre âme se dégage de la paille de nos fautes, chaque fois qu'elle passe par le crible des tentations.

cl. L'esprit de l'homme se purifie par les souffrance? et les tentations, comme la mer par les temp l'air par Forage, l'épée couverte de rouille par le flottement.

e. Comme le fer s'amollit au feu et se durcit de nouveau sous les coups du marteau, ainsi l'homme devient humble en passant par le feu des tribulations, de même qu'il s'affermit et se fortifie sous les coups du malheur.

Septième demande.

Mais (Whrez-vons du mal. — 1. Nous devons avant tout prier d'être délivrés du plus grand de tous les maux, le pécké.

a. La première preuve que le péché est le plus gfand de tous les maux, se rencontre déjà dans la création du monde. Dieu, à qui un seul acte de sa volonté avait sutli pour créer, n'hésita pas cependant à faire l< orifice de Bon Fils unique, qui se laissa oendaanar à souffrir la moi t à la l'ois la plus douloureuse et la plus

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